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PESCO: quand la suprématie militaire des Etats-Unis inquiète l’Europe

Réunis en conseil ce lundi 13 novembre à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères et de la Défense de 23 États membres de l’Union Européenne ont conclu un pacte de coopération en matière de défense. Ces 23 pays de l’Union européenne viennent ainsi de s’engager dans une coopération militaire inédite.

Ils développeront dorénavant des armements ou lanceront des opérations extérieures, avec pour ambition affichée de relancer l’Europe de la Défense. Composée de l’Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, République tchèque, Croatie, Roumanie, Slovénie, Slovaquie, Espagne et de la Suède, PESCO se veut fort. Fort plus que l’OTAN ?

PESCO, Permanent Structured Cooperation

Sous le pseudonyme de PESCO en anglais ou CSP en français, ( coopération structurée permanente) le dispositif a pour ambition de prendre le contrôle de la défense européenne quasiment assurée par l’OTAN dont le leadership incontournable est assuré par les Etats-Unis. «C’est un engagement fort pour un renforcement de l’Europe de la Défense», a déclaré le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian au siège du Conseil européen.

Par le caractère contraignant de ses engagements, PESCO se veut un pacte fort dont tous les pays signataires devront “respect total” aux obligations. Il s’agira entre autres,  “d’augmenter régulièrement leur budget de la Défense”, (20 % des dépenses seront affectées à des investissements et 2 % à la recherche et au développement). Les États devront également participer “de manière substantielle” aux troupes de combat de l’UE et aux manœuvres militaires.

PESCO et OTAN, rivalité ou complémentarité ?

L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) crée en 1949 est une organisation dont les membres s’engagent à se porter à la défense les uns des autres en cas d’agression armée. Le pacte atlantique, qui se dit défensif était une manœuvre d’intimidation dirigée contre l’U.R.S.S. d’entre temps. Ce pacte comportait une organisation militaire proprement dite destinée à empêcher toute progression du communisme au-delà des frontières historiques de la Russie et à protéger l’EUROPE. Et ceci a bien fonctionné jusqu’aujourd’hui où la crainte envahit encore davantage l’Europe qui crée la PESCO.

Pour ces 23 États membres, l’objectifs de cette coopération militaire est de “rendre l’Union Européenne plus indépendante des États-Unis et conduire à des projets d’armement en étroite coopération.” Alors, une fois indépendante des États-Unis, cette coopération prendra-t-elle position contre les agissements de son ami encombrant, les USA ? Et si il y a prise de position, qu’adviendra d’Israël, compagnon de combat du géant belliqueux et va-t’en guerre ?

L’histoire a su abondamment prouver qu’en s’engageant dans des alliances militaires toujours « pacifiques » les peuples se sont attirés régulièrement les mêmes catastrophes.

Pendant que la Russie et la chine, d’un commun accord, continuent de ménager la Corée du nord dans son programme nucléaire, l’Europe se ligue pour être plus libre militairement de son allié historique qu’est les États-Unis. Fin septembre dernier, Emmanuel Macron avait déclaré, “Au début de la prochaine décennie, l’Europe devra ainsi être dotée d’une force commune d’intervention, d’un budget de Défense commun et d’une doctrine commune pour agir”,…Agir contre qui ?

Mais qui fait peur à qui ?

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