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France: le Saoudien soupçonné d’avoir participé à l’assassinat de Khashoggi a été libéré

La disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi a créé un vive émoi international.
La disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi a créé un vive émoi international.

Le ressortissant saoudien arrêté à Roissy mardi, qui n’était finalement pas concerné par le mandat d’arrêt international émis par la Turquie dans l’affaire Khashoggi, a été remis en liberté, a annoncé mercredi le parquet de Paris.

Le Saoudien arrêté mardi en France, qui était soupçonné d’être un membre du commando impliqué dans l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en 2018, n’est pas le suspect recherché par la Turquie et a été remis en liberté, a annoncé ce mercredi 8 décembre le procureur général de Paris. L’homme avait été interpellé « sur le fondement d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités judiciaires turques dans le cadre de l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi », a précisé Rémy Heitz. « Les vérifications approfondies relatives à l’identité de cette personne ont permis d’établir que le mandat ne s’appliquait pas à elle » et « il a été remis en liberté ». « C’est une homonymie quasiment parfaite », a expliqué une source proche du dossier.

Au moment de son passage au contrôle à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle alors que Khaled al-Otaibi s’apprêtait à prendre un vol pour Ryad, la notice rouge d’Interpol s’était activée. Il avait été interpellé par la police aux frontières et placé en détention judiciaire. Des vérifications sur son identité ont été diligentées mais l’ambassade d’Arabie saoudite à Paris a assuré mardi soir que « le citoyen en question n’a aucun lien » avec l’assassinat de Jamal Khashoggi et exigé sa « libération immédiate ».

Critique du pouvoir saoudien après en avoir été proche, Jamal Khashoggi, résidaient aux États-Unis et était chroniqueur du quotidien Washington Post, et avait été assassiné le 2 octobre 2018 dans le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul par une équipe d’agents venus d’Arabie saoudite. Son corps, démembré, n’a jamais été retrouvé.

Un rapport des services de renseignement américains accuse le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane d’avoir « validé » l’assassinat. Après avoir nié le meurtre, Riyad avait fini par dire qu’il avait été commis par des agents saoudiens ayant agi seuls. À l’issue d’un procès opaque en Arabie saoudite, cinq Saoudiens, non identifiés, ont été condamnés à mort et trois à des peines de prison – les peines capitales ont depuis été commuées.

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