RDC: les funérailles d’Etienne Tshisekedi à Kinshasa du 30 mai au 1er juin

Le rapatriement de la dépouille et les funérailles de l’ex-opposant Etienne Tshisekedi vont avoir lieu entre le 30 mai et le 1er juin, a annoncé mardi un proche joint par plusieurs médias dont l’AFP, nouveau signe de détente politique en République démocratique du Congo.

Sa dépouille reposera finalement dans son pays natal. Le rapatriement du corps et les funérailles de l’ex-opposant Étienne Tshisekedi auront lieu entre le 30 mai et le 1er juin, nouveau signe de détente politique en République démocratique du Congo.

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« Son corps arrive le 30 mai et les funérailles se passeront au stade des Martyrs. Le samedi aura lieu l’inhumation après la grande messe solennelle au stade des Martyrs. Tous les évêques seront là », a déclaré à l’AFP le frère du défunt, Mgr Gérard Mulumba.

Le père du nouveau président Félix Tshisekedi était décédé à Bruxelles le 1er février 2017 en pleine période de tensions politiques, sous l’ancien régime du président Joseph Kabila.

Sa dépouille reposait depuis dans la capitale belge faute d’un accord politique entre l’ancien régime et la famille sur son rapratriement et l’organisation des funérailles. « C’est depuis plus de deux ans que nous avions fait tout ce que nous pouvions. Nous n’avons pas réussi. Alors maintenant que les choses se passent dans un climat meilleur, nous sommes évidemment soulagés », a ajouté Mgr Gérard Mulumba.

L’annonce a été faite au lendemain même de la nomination d’un Premier ministre par le président Félix Tshisekedi, sur proposition de son prédécesseur, Joseph Kabila.

Un ancien proche de Mobutu

En 2011, Tshisekedi père, candidat-président, avait refusé de reconnaître la réélection de Joseph Kabila et se proclamait vainqueur des élections.

Il avait fondé en février 1982 le parti d’opposition Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), sous le régime du parti unique, à l’époque du dictateur Mobutu Sese Seko (1965-1997). Il avait ensuite été Premier ministre dans les années 1990 à l’époque de l’ouverture au multipartisme.

Après l’indépendance le 30 juin 1960, Étienne Tshisekedi avait été un proche de Mobutu. Le 1er juin 1966, il était ministre lors de la pendaison de quatre responsables politiques accusés de trahison. Connus dans l’histoire du Congo comme les « martyrs de la Pentecôte », ils donnent leur nom au stade où doit être honoré la mémoire d’Étienne Tshisekedi, un même 1er juin de Pentecôte, cinquante-trois ans plus tard.

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