Nasser al-Khelaïfi, le président du PSG, mis en examen pour corruption

Le dirigeant qatarien est mis en examen pour «corruption active». Il est soupçonné d’avoir validé un versement à l’ancien patron de la Fédération internationale d’athlétisme. Son avocat considère que ces soupçons ne sont pas fondés.

Le patron du PSG dans la tourmente. Nasser Al-Khelaïfi a été mis en examen il y a peu pour corruption active par le juge Renaud Van Ruymbeke, annonce Le Parisien jeudi 23 mai. Le magistrat du pôle financier du tribunal de Paris soupçonne le patron du club parisien d’avoir approuvé un versement d’un montant de 3,5 millions de dollars destiné à l’ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) Lamine Diack.

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Ce versement devait permettre de faciliter l’attribution des Mondiaux d’athlétisme 2017 à Doha, la capitale du Qatar, pays de naissance de Nasser Al-Khelaïfi. Une compétition qui sera finalement attribuée à Londres cette année-là, Doha devant attendre 2019 pour accueillir la compétition. Le patron du PSG s’est rendu de son propre chef devant Renaud Van Ruymbeke, le 20 mars dernier. Avant sa mise en examen, il avait été placé sous le statut de témoin assisté dans le cadre de l’affaire.

Celle-ci implique également une société du Qatar dirigée par le frère du patron du PSG, Oryx QSI, ainsi qu’une entreprise du Sénégal qui appartient au fils de Lamine Diack, Pamodzi Sports consulting. Auprès du Parisien, l’avocat de Nasser Al-Khelaïfi, Francis Szpiner, a déclaré que les affirmations du juge parisien sont « totalement inexactes ».

Aucune preuve de l’implication du président du PSG

« Le nom de Nasser Al-Khelaïfi n’apparaît sur aucun document du dossier. Ces incriminations ne reposent sur aucun élément de preuve tangible », a par ailleurs affirmé l’avocat. Selon celui-ci, toute cette affaire est un malentendu : le juge Van Ruymbeke aurait confondu la société dirigée par le frère du patron du PSG avec un fonds souverain du Qatar dont Nasser Al-Khelaïfi est président.

Le Parisien précise que les soupçons du magistrat sont apparus alors qu’il enquêtait sur le dopage des athlètes russes et ses implications financières. C’est alors qu’il aurait découvert deux virements bancaires d’un montant de 3,5 millions d’euros, versés en 2011 par la société du frère de Nasser Al-Khelaïfi à celle du fils de Lamine Diack.

Auprès du quotidien, l’avocat du président du PSG insiste sur le fait que son client « n’a jamais été opérationnellement impliqué dans la candidature de la ville de Doha pour les Championnats du monde d’athlétisme ». Au moment des faits, fin 2011, Nasser Al-Khelaïfi n’avait pas de lien avec la société de son frère, dont il sera actionnaire entre 2013 et 2016.

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