Bénin: les préalables des forces de la résistance avant tout dialogue politique

Les forces de résistance étaient dans l’après-midi de ce mardi 21 mai face aux hommes des médias. Il était question pour Eric Houndété et ses pairs de décrypter la sortie médiatique du chef de l’Etat. Ils ne sont pas contre le dialogue que Patrice Talon appelle de tous ses vœux. Mais, disent-ils, il y a des préalables sans lesquels aucun dialogue sincère et franc ne peut avoir lieu.

Plusieurs conditions sont posées par l’opposition béninoise pour que le dialogue que le chef de l’Etat entend convoquer porte des fruits. Les conditions sans lesquelles l’opposition traditionnelle se refuse avant même sa convocation de prêter flanc à ce qu’elle appelle un nouveau marché de dupe. La première condition à remplir, selon les forces de la résistance est « la restitution au peuple béninois de son parlement et la réhabilitation de l’image de sa démocratie ».  Eric Houndété et ses camarades de lutte ne veulent pas imposer au peuple ce qu’il a réfuté en s’abstenant d’aller aux urnes le dimanche 28 avril dernier. Les forces de la résistance refusent tout dialogue dans un climat assez tendu.

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Par ailleurs, elles martèlent que « il n’y a pas de dialogue et de paix sans vérité et justice ». Le message est suffisamment clair désormais. Pas de dialogue sans la remise en cause du parlement installé le jeudi 16 mai dernier. Les forces de l’opposition disent avoir pris acte du message du peuple et ne sauraient se laisser aller. Elles rassurent leurs militants de ce que la lutte est irréversible. Pour elles, rien ne peut mettre en péril la démocratie chèrement acquise. Raison pour laquelle, elles « se réservent le droit et l’obligation de réfléchir à une stratégie de lutte conséquente et bien adaptée au mode de violence » du camp d’en face.

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4 commentaires
  1. Florian dit

    Pour qui ces soit disant se prennent certainements que ces vils individus ne veulent pas la paix dans le pays mais le peuple mature et conscient les attend cette fois s’ils pensent qu’ils sont les seuls à resister.

  2. COOVY dit

    Comme l’ont dit Soglo et Yayi, leurs intérêts personnels sont une question de vie ou de mort. Mais le peuple prendra toutes les mesures nécessaires pour ne pas, comme ils le disent,  »passer sur leurs corps ». Comme ils savent désormais qu’ils ne peuvent plus acheter des chasseurs traditionnels et des drogués pour commettre des actes de violence et de vandalisme, ils continueront, avec le soutien de leurs maîtres, de fomenter d’autres forfaits. Mais le peuple, vigilant, les attend.

  3. COOVY dit

    Ils savent très bien que l’installation de la 8ème législature est irréversible! S’ils ne veulent pas se faire huer par le peuple, ils ont intérêt à d’abord s’unir vraiment au-delà des alliances de circonstances auxquelles ils ont habitué ce peuple, puis à se conformer aux lois de la République pour se donner une chance de recueillir les 10% des suffrages sur le plan national, comme l’exigent les nouvelles lois. Sinon, ils disparaîtront tout simplement du paysage politique béninois. Pour une fois au Bénin, les grands ensembles politiques survivront à un Président de la République. C’est là le vrai mérite de la nouvelle charte des partis.

  4. Tchede dit

    Les aïeux vous soutiennent.
    Merci de chercher à rétablir la vérité, l’Etat de droit et de démocratie au peuple béninois.
    Notre dignité à défendre avant tout .
    Nous sommes avec vous.

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