--- Publicité---

Pour un « poisson d’avril », Maixent Accrombessi porte plainte contre un journal gabonais

Maixent Accrombressi Nkani, désormais chef traditionnel au Bénin,  fait actuellement les choux gras des journaux gabonais. L’ancien tout-puissant directeur de cabinet du Président Ali Bongo Ondimba, a porté plainte contre le journal « l’Aube », pour diffamation.  L’hebdomadaire parle plutôt d’un poisson d’avril.

Dans son édition du 1er avril, le journal gabonais L’Aube avait annoncé une interview exclusive de Maixent Accrombessi Nkani, peu après son éviction du cercle d’Ali Bongo. Donnant le ton de l’interview à découvrir dans sa prochaine parution, L’Aube assure que Maixent Accrombessi Nkani s’est confié à lui. « Il était difficile de continuer à me mentir à moi-même longtemps. Mon pays, ma terre, mon cœur restent et resteront le Bénin. Le Gabon pour moi et pour les autres béninois n’est qu’un paradis d’opportunités où nous venons nous enrichir. Au Gabon, personne n’a envie que la vérité éclate au grand jour,  parce que tout le monde est  impliqué  dans le pillage du pays. Tout flatteur vit au dépens de celui qui l’écoute. Je suis un mystificateur professionnel. A force d’imagination, j’ai pu dompter l’âme d’Ali d’Ali Bongo », indique un extrait de l’article incriminé.

---Publicité---

Mais ce poisson d’avril n’a pas eu l’heur de faire rire l’intéressé qui a porté plainte contre le journal L’Aube pour diffamation. Par la voie de son conseil représenté par Me Grâce Kieley Houndy, Maixent Accrombessi Nkani a saisi la Haute autorité de la communication du Gabon, (HAC) d’une plainte. Selon son avocat, « cette énumération limitative porte atteinte à sa dignité, à son honneur et à la considération que ses frères et sœurs gabonais ont pour lui ».

Du côté de la Rédaction de l’Aube, le quotidien se défend en parlant plutôt d’«un poisson d’avril» publié le 1er Avril 2019.

Selon Lalibreville, l’association Reporters sans frontières a appelé « la HAC à garantir le droit à l’humour que peuvent exercer les journalistes alors qu’un directeur de publication est convoqué pour avoir publié une fausse interview de l’ex-dir cab d’Ali Bongo à l’occasion du 1er avril» Selon RSF, qui défend les droits des journalistes et la liberté de la presse à travers le monde, « Le caractère humoristique et invraisemblable de cet article ne faisait aucun doute. Une sanction apparaîtrait comme une restriction abusive du droit des journalistes à utiliser l’humour, pratique largement répandue à l’occasion du 1er avril»

Pour rappel, Maixent Accrombressi Nkani, désormais chef traditionnel au Bénin, a été démis de ses fonctions de Haut représentant du chef de l’État gabonais Ali Bongo, ce vendredi 29 mars. Une déchéance saluée par la presse gabonaise et l’opposition qui se sont toujours indignées de sa grande influence sur le chef de l’Etat, le contrôle des finances de la présidence de la République.

---Publicité---

1 commentaire
  1. Paix et bien dit

    L’humour à ses limites. Le 2 Avril, on aurait dû préciser cela. Autrement, c’est indécent et peu professionnel.

Les commentaires sont fermés.

Dans le Flux de l'actualité

Nos partenaires et nous utilisons des données non sensibles comme des cookies ou des identifiants électroniques pour afficher des publicités personnalisées, mesurer le nombre de visiteurs ou encore adapter notre contenu. Cliquez sur le bouton pour donner votre consentement à ces opérations et profiter d'une expérience personnalisée. Vous pouvez modifier vos préférences à tout moment en revenant sur ce site. Accepter En savoir plus