Témoignage poignant du premier américain membre d’al-Qaida

 C’est après l’attentat fatidique du 11 septembre 2001 que le premier Américain du nom de Bryant Neal Vinas, a resserré les rangs d’al-Qaida. Il était tombé dans les mailles de la police pakistanaise au Pakistan en 2008, avant d’être remis aux États Unis pour y être jugé. Récemment libéré, il témoigne de sa vie de terroriste.

Selon les médias internationaux qui ont relayés l’information dont l’agence française de presse (AFP), l’ancien terroriste a un souvenir triste de son expérience : « C’était extrêmement ennuyeux », s’est il confié. Et de renchérir : « Il y a des jours où vous ne faites absolument rien. La plupart des gars d’Al-Qaida se plaignent surtout de l’inactivité. Il y avait peu d’opérations et même quand il y en avait, ce n’était pas (…) ». Il a également parlé sans langue de bois de la rudesse et de la galère qui rythme la vie dans les camps d’entraînement d’al-Qaida dans la zone pakistano-afghane : « Nous vivions dans des maisons de pisé, la nourriture était mauvaise », raconte-t-il. « Riz, soupe de pomme de terre, soupe de gombo. Les riches Arabes pouvaient acheter des chèvres, des moutons, des poulets, mais c’était le comble de l’exotisme. »; « On n’y fait rien, on y mange mal et on y entre presque par hasard. » A-t-il conclut.

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Mais qui est Bryant Neal Vinas ?

D’origine hispanique, Bryant Neal Vinas a grandi à Long. Après l’attentat du 11 septembre aux États Unis, il a essayé d’intégrer l’armée américaine. Mais, il sera radié après quelques semaines, pour motif d’inadaptation à la vie militaire. C’est alors qu’il va embrasser de petits boulots et ensuite, il croisera un ami qui le convertit à l’islam.
Pendant l’initiation, on le soumet à des sermons antiaméricains. C’est le prédicateur américano-yéménite Anwar al Awlaki qui s’occupait de ce lavage de cerveau. Il rejoindra à l’issu de cette conversion, dans la zone pakistano-afghane, un groupe combattant sunnite. Il raconte aussi la légèreté avec laquelle le recrutement s’est fait : « Je n’ai jamais dû passer de rituels ou de tests pour être admis », « Il suffisait que quelqu’un se porte garant pour vous. Moi c’était Haji Sabr, un vieux Tunisien » a-t-il révélé.
Après son arrestation, Il a été interrogé une centaine de fois et participé à plus de trente enquêtes, aide les forces américaines à examiner des dizaines de centaines de photos et des lieux de refuge de terroristes. C’est en effet, ce qui lui a attiré la faveur de la justice américaine. La quasi-totalité des lieux qu’il a décrit et identifié sont détruits par les tirs des drones de la CIA. Il était condamné en mai 2017 et est libéré en décembre de la même année.

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