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Bénin – silence de Candide Azannaï: repli tactique ou descente aux enfers de l’animal politique ?

Candide Azannai, président du parti Restaurer l’espoir se mue dans un silence assourdissant. En dehors de quelques sorties aux lendemains de sa démission du gouvernement où l’homme a gardé le suspense jusqu’à ce jour sur les mobiles de son départ, Candide Azannai a complètement disparu des radars. Repli tactique ou descente aux enfers de l’animal politique ?

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S’il y a une voix qui manque à l’animation de la vie politique actuelle, c’est bien celle de Candide Azannai. L’homme qu’on ne présente plus est connu avec ses farouches prises de position et sa verve contre l’injustice. Il a gagné la confiance de plus d’un et sa cote de popularité a monté d’un cran en combattant les derniers temps de Boni Yayi au pouvoir. Toute chose qui lui a valu son élection sans ambages à la députation.  Nommé ministre délégué auprès du président de la République chargé de la défense nationale, pour avoir été l’un des soutiens de taille de Patrice Talon, Candide Azannaï a tôt fait de bouder le gouvernement. 17 mois après son départ, le peuple béninois peine à reconnaître l’homme du concept « tchékéé ».

En dehors de quelques manifestations officielles lointaines où l’homme est apparu, notamment lors de la commémoration des événements du 04 mai 2015 que les militants qualifient d’enlèvement politique manqué, le congrès du parti tenu le 03 juin 2017, la présentation de vœux le 21 janvier dernier, la rencontre avec les jeunes et entretien télévisé, Candide Azannaï manque à l’animation de la vie politique. Il continue d’entretenir le suspense et décline l’invite des militants et sympathisants. Mais il semble avoir rompu les amarres avec le président Patrice Talon lorsqu’il a déclaré à la faveur du congrès du parti « il est du principe de l’intérêt général que l’Etat ne peut pas être réduit à une association d’individus ayant en vue leurs intérêts particuliers. C’est très important ! ».

A défaut de connaître les mobiles de son départ du gouvernement qui restent jusqu’à ce jour un mystère, le peuple attend sa position sur les sujets brûlants de l’actualité nationale notamment les réformes électorales avec les montants faramineux des cautions, l’augmentation des frais de la connexion internet, la poursuite des députés devant la Haute cour de justice, les prochaines consultations etc.

Le président du parti Restaurer l’espoir  a le devoir historique de rompre le silence à moins que ce soit une stratégie politique ou déjà la fin politique de l’animal le plus redouté du landerneau politique béninois.

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Sans commentaires
  1. DEMAKOS dit

    Et s’il constatait qu’il avait été trop vite en besogne en démissionnant très tôt ? Il remarque peut être avec le recul, que son ami d’hier ne s’éloigne pas pour l’essentiel de ce qu’ils avaient convenu ensemble avant les élections présidentielles. C’est une supputation personnelle, est ce fondée ou pas? … Même le député qui l’a remplacé à l’Assemblée, très acerbe à l’égard du régime en place, reconnait parfois la justesse de certaines décisions du gouvernement.

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