Burundi : probable reprise du dialogue inter-burundais

Dans une optique de relancer le dialogue inter-burundais au point mort depuis plusieurs mois, plusieurs personnalités dont, des émissaires de l’Organisation des Nations unies (Onu) et de l’Union africaine (Ua) sont en consultation à Arusha (Tanzanie) avec le Bureau de l’ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, Facilitateur dans la crise burundaise, rapportent les médias du Burundi mercredi.

Il s’agit de conclure ce dialogue externe pour s’engager vers les élections de 2020. «Des consultations discrètes sont en cours à Arusha entre le Bureau du Facilitateur Benjamin Mkapa et les équipes des Nations Unies et de l’Union africaine pour organiser une dernière session de clôture du dialogue inter-burundais et s’engager dans l’appui à une bonne préparation des élections de 2020», a rapporté sur twitter le journal pro-gouvernemental, Ikiriho.

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Cette information a également été relayée mercredi par la radio indépendante Isanganiro, précisant qu’il «leur reste à s’accorder sur l’agenda de cette prochaine session». Bujumbura n’a pas encore réagi par rapport à cette imminente reprise du dialogue inter-burundais. Initié depuis plus de trois ans à Arusha, dans le nord de la Tanzanie, le dialogue inter-burundais jusqu’ici mené sous l’égide de la Communauté est-africaine est au point mort depuis plusieurs mois. Le dernier round des négociations a eu lieu du 27 novembre au 8 décembre dernier.

Bujumbura et ses opposants radicaux ont laissé en suspens bien des points de divergence, notamment la «levée des mandats d’arrêt et l’amnistie des détenus politiques » et « le dialogue avec les groupes armées». Le gouvernement burundais s’attelle aujourd’hui à la préparation des élections générales de 2020 après la promulgation, par le président Pierre Nkurunziza, d’une nouvelle constitution, le 7 juin dernier.

Depuis plus de trois ans, le Burundi traverse une grave crise politique et sécuritaire, liée au troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, qu’il a brigué en 2015, un mandat jugé illégal par l’opposition et la société civile. Les violences générées par cette crise ont déjà fait plus d’un millier de morts et poussé près de 400.000 personnes à fuir le pays, selon le rapport de l’agence de l’ONU pour les réfugiés (UNHCR) publié le 30 juin 2018.

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