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Union Africaine : Paul Kagamé pour une Afrique indépendante et souveraine

« L’attitude de la France à l’égard du Rwanda ne changera pas tant que la France n’aura pas changé d’attitude vis-à-vis de l’Afrique en général »

Le président du Rwanda Paul Kagamé est plus que jamais encré dans la logique d’une Afrique libre et totalement indépendante et souveraine. Dans une interview donnée à Jeune Afrique, le président en exercice de l’Union Africaine a appelé la France à changer d’attitude dans ses relations avec l’Afrique. On sait que les deux Etats étaient en froid avant l’arrivée de Macron et que depuis 3 ans, il n’y a pas d’ambassade de France à Kigali car pour le président Kagamé, il est aberrant de croire encore, en 2018, que « le Rwanda puisse appartenir à qui que ce soit d’autre qu’aux Rwandais », rapporte Afrique 7.

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Kagamé  veut donc pouvoir jouir de toute sa liberté en tant qu’africain et ne veut tolérer aucune intrusion étrangère dans les affaires de son pays  ni de l’Afrique. Pour lui, personne n’a le droit de lui dire ce qu’il doit faire. Décomplexé et surtout charismatique, le sexagénaire s’est vu confier, depuis l’année dernière, le processus de réforme de l’Union africaine (UA) afin d’assurer à l’organisation panafricaine une indépendance – notamment financière et économique – et une crédibilité vis-à-vis de l »étranger, selon ce que rapporte le média.

 « J’ai appris à coexister avec ce genre de critiques, tout comme mon successeur et le successeur de mon successeur coexisteront sans doute avec elles. Je n’éprouve plus aucun besoin de convaincre ceux qui les répètent; qu’ils se trompent et qu’ils trompent l’opinion, ce serait une perte de temps »,

a déclaré le président Paul Kagamé à l’endroit de ceux qui critiquent sa gouvernance et sa main mise sur le pouvoir.

Convaincu de ce que « moins le monde prête attention à l’Afrique, mieux l’Afrique se porte », l’homme fort de Kigali reste formel : « Nous devons comprendre que le temps du baby-sitting est révolu et que nous ne grandirons jamais tant que nous estimerons avoir un besoin éternel de baby-sitters européens, américains, asiatiques ou autres. » Puis, il ajoute : « D’autant que ce baby-sitting implique toujours une forme profonde de paternalisme. Quand j’entends certains de vos confrères journalistes asséner leurs jugements et leurs conseils avec une autorité inversement proportionnelle à leur expertise, je m’interroge. »

Afrique 7 note que la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, est candidate pour la présidence de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Le président du Rwanda qui s’active pour l’élection de sa compatriote a déclaré à juste titre : « Louise est africaine, parfaitement bilingue français-anglais et professionnelle : si la Francophonie veut s’ouvrir à la diversité et s’internationaliser au-delà d’un cercle étroit de pays, elle est la candidate idéale. »

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