Bénin : préoccupé par le marché de l’emploi, James Katary propose des alternatives ( Entretien – vidéo)

Au Bénin, la question de chômage et de sous-emploi des jeunes demeure une préoccupation cruciale. Malgré les efforts des gouvernants, le marché béninois de l’emploi est marqué par l’arrivée, chaque année, d’une forte proportion de demandeurs d’emploi, face à une offre d’emploi limitée.  Une situation qui inquiète le jeune béninois résidant en France James Katary ( président de la fondation « James Katary ».)

Dans une interview exclusive accordée à Bénin Web TV lors de sa récente visite au Bénin où il a rencontré les étudiants du campus universitaire d’Abomey-Calavi pour une conférence débat sur la jeunesse souverainiste, James Katary a, après avoir exposé les défis majeurs à relever, invité entrepreneurs et demandeurs d’emplois à prioriser le domaine agricole. Lisez plutôt !

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Alors, James Katary, au vu de votre conférence débat avec les étudiants de l’université d’Abomey-Calavi , dites – nous, quels sont donc les défis à relever en matière de conquête d’emploi au Bénin ?

Le marché de l’emploi, il faut le reconnaître est très tendu. Les étudiants finissent leur formation, sortent de l’université et se retrouvent sans emploi. Ce n’est pas un problème propre au Bénin. Ce problème existe partout. Mais, on peut cependant activer des leviers pour amenuiser le taux de chômage. En même temps, il y a la nécessité pour les étudiants de se rendre compte que trouver un emploi  nécessite un travail en amont. (…) Bien sûr, les étudiants sont formés. Parfois on a (…) une difficulté entre la formation acquise et l’offre du marché, où on observe une certaine inadéquation. Ce que je pourrai dire aux jeunes, c’est d’être très attentifs sur les flux du marché de l’emploi. C’est a dire quoi ? Quelles sont les catégories de secteurs d’activités qui pourvoient mieux de l’emplois ?

Avant de vous lancer dans un cursus universitaire ou suivre une formation, il faut déjà appréhender quel est le secteur d’emploi qui  pourvoit le plus d’emplois, afin que le chômage ne soit pas une réalité évidente au terme de votre formation. (…) Je pense que l’Etat également a beaucoup à faire . Ce que moi j’ai proposé entre temps, c’est qu’il faut constituer une sorte d’écosystème d’entreprises. C’est à dire quoi, il faut un partenariat entre l’Etat et les entreprises, qu’elles soient grandes ou petites, les artisans et même les étudiants diplômés, en fin de formation. (…).

Les étudiants en fin de formation, les chômeurs doivent savoir comment aborder un entretien d’embauche, comment se présenter, pour maximiser leur chance à l’embauche. La situation de l’emploi est très critique au Bénin. Il faudrait également qu’avant la fin de la formation, les étudiants se moulent dans l’esprit entrepreneurial, (…) de sorte à ce qu’ils puissent à la fin de leur formation se lancer dans des activités rémunératrices de revenus.  En même temps, il faut également tenir compte des réalités économiques. Comme j’ai eu souvent à le constater, l’économie béninoise aujourd’hui, connait une transformation structurelle profonde. Les activités autrefois, qui sont exercées, sont aujourd’hui appelées à disparaître. Il faudrait que l’étudiant ou l’entrepreneur,  l’aspirant entrepreneur, puisse appréhender toutes cette évolution de l’activité économique afin de savoir quelle activité il peut développer pour que ça soit effectivement rentable.

Un conseil aux jeunes en quête d’emploi?

Ce que je peux leur conseiller, c’est de prioriser le domaine agricole qui offre beaucoup de perspectives d’avenir parce que l’agent économique , les consommateurs, les familles auront toujours besoin de consommer , ils en auront toujours besoin. Donc le premier pas est de réfléchir vraiment pour une maximisation ou une spécialisation de la production agricole.

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