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Zimbabwe : l’ancien président Robert Mugabe convoqué par le parlement

Un comité du parlement du Zimbabwe a convoqué l’ancien président Robert Mugabe pour témoigner le 9 mai sur la corruption dans le secteur des diamants qui a coûté des milliards de dollars, au pays, durant ses 37 ans de pouvoirs au régime autocratique.

Mugabe, aujourd’hui âgé de 94 ans, a dirigé le Zimbabwe à partir de 1980 jusqu’à son éviction l’an dernier, lorsque les militaires ont pris la relève et que son parti autrefois loyal, le ZANU-PF, s’est retourné contre lui.

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« Nous avons fixé au 9 mai la date à laquelle il témoignera », a déclaré le député indépendant Temba Mliswa, président du comité des mines et de l’énergie, au journal israélien Herald. « Nous nous sommes réunis aujourd’hui (jeudi) en tant que comité et nous avons décidé d’inviter l’ancien président, M. Mugabe, à notre commission pour expliquer la disparition de 15 milliards de dollars de diamants », a déclaré Mliswa.

Les législateurs prévoient interroger Mugabe sur son affirmation de 2016 selon laquelle le pays aurait perdu 15 milliards de dollars (12 milliards d’euros au taux actuel) en raison de la corruption et de l’exploitation étrangère dans le secteur du diamant. Il était difficile de savoir si Mugabe, qui est en santé fragile, accepterait de comparaître devant le comité ou de faire des démarches pour éviter une convocation potentielle.

Mines diamantaires lucratives

Mugabe, dont le propre régime a été accusé de siphonner les bénéfices des diamants, a décrit son éviction comme un coup d’État. Il a été remplacé par son ancien adjoint, Emmerson Mnangagwa, un vétéran loyaliste du parti de la ZANU-PF qui était soutenu par des officiers supérieurs de l’armée.

Mugabe, qui n’a pas été vu en public depuis sa chute, a exercé un contrôle impitoyable sur le parlement, les forces de sécurité et les ressources minérales du pays pendant des décennies. Le comité parlementaire a déjà convoqué d’anciens ministres, d’anciens chefs de police et des chefs de plusieurs départements du gouvernement.

Le Zimbabwe a découvert des diamants alluviaux à Chiadzwa, dans l’est du pays, il y a plus de 10 ans, et des groupes de défense des droits de l’homme ont accusé les forces de sécurité d’utiliser des méthodes brutales pour contrôler les dépôts dispersés. Plus de 200 personnes ont été tuées au cours d’opérations visant à déguerpir des habitants illégaux de la région, selon des groupes de défense des droits humains.

Au milieu des allégations de pillages massifs, le Zimbabwe a autorisé plusieurs compagnies de diamants à exploiter la région, la plupart d’entre elles en tant qu’entreprises conjointes entre le gouvernement et des entreprises chinoises.

Le Zimbabwe devrait organiser des élections en juillet ou en août, la première depuis le renversement de Mugabe, la ZANU-PF étant largement prédit pour conserver le pouvoir. Mnangagwa a promis de tenir un vote équitable, et de s’attaquer à la corruption en essayant de raviver l’économie brisée en attirant des investisseurs étrangers et en renouant de nombreux liens internationaux coupés sous le régime de Mugabe.

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