Bénin: Patrice Talon dénonce « la ruse et la rage » et appelle à la vertu

A la faveur d’une cérémonie de signature d’une convention de partenariat entre l’Association des élus Français d’origine béninoise (Efob) et l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) à Cotonou, le chef de l’Etat, le président Patrice Talon a souhaité la mort de l’expression « béninoiserie » qui ne fait pas honneur à l’image du pays et qui ne décrit pas dans la réalité ce que sont les béninois.

 » J’ai toujours souhaité que l’expression ‘’béninoiserie’’ soit derrière nous. Nous sommes des Hommes de qualité, de talent, de cœur. Ce serait un capital énorme que de contribuer au fil du temps à changer l’image du Béninois, d’abord auprès de nous-mêmes puis auprès des autres« , a déclaré le chef de l’Etat. Pour Patrice Talon, « nous ne sommes pas plus mauvais que les autres… La nature humaine a ses perversions, ses travers, ses qualités, mais nous avions contribué de génération en génération à perpétuer cette mauvaise image du Béninois »

Un souhait que les collaborateurs du chef de l’Etat doivent prendre au bond  à travers leurs différents actes sur le terrain. «  Ce à quoi j’exhorte les miens, c’est contribuer à changer notre image à l’endroit de nos enfants restés en France, nos enfants qui ont honte de dire qu’ils sont Béninois. Cette mission me paraît plus importante que n’importe quelle autre » a indiqué le chef de l’Etat.

Mais la réussite de cette mission dépend de chacun des béninois, de l’image que chaque citoyen du pays véhicule, des actes posés en qualité de responsable. Cet appel du président Patrice Talon est aussi un appel à la fin de la politique de la ruse et de la rage qui est aussi une négation de l’image que les béninois présentent d’eux-mêmes.

C’est pourquoi cette conviction du Chef de l’Etat doit être traduit dans les actes par l’ensemble de ceux qui l’accompagnent pour le bien du pays. C’est une invite au changement de paradigme qui ne doit pas passer seulement par un changement de regard sur soi mais plutôt un changement de mentalité.

Pour rappel, depuis le rejet du projet de révision de la constitution intervenu le 04 Avril 2017, la gouvernance du régime du « Nouveau Départ » est qualifiée de la gouvernance de la ruse et de la rage suite à des propos tenus par le professeur Joseph Djogbénou, alors garde des sceaux face aux militants du parti « Alternative Citoyenne ».

Depuis lors, une certaine opinion publique lie tous les actes posés par le gouvernement du président Patrice Talon à de la rage et de la ruse. Deux mots qui expriment la négation de ce qui peut être attendu d’une gouvernance politique qui, en réalité, il faut le préciser est un service au plus grand nombre.

Cette image qui est malheureusement collée au régime du « Nouveau Départ » et qui est l’expression d’une composante de la « béninoiserie »; une expression propre aux béninois pour parler de la ruse, de la rage, du nivellement par le bas, de la calomnie, de la médisance et les autres mots de cet acabit; n’est pas du goût du chef de l’Etat.

Commentaires (4)
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  • Charlemagne BIO

    Bravo à la cellule de la communication qui pour une fois a  » mis dans la bouche du chef de l’Etat » des paroles qui valorisent le béninois. Merci au chef de l’Etat d’avoir rectifié la malheureuse expression de rage et de ruse formulée par son protégé ou pour être institutionnellement correct, son ex-protégé devenu Président de la Cour constitutionnelle. Il lui reste maintenant à revenir lui-même sur sa malheureuse déclaration de  »désert de compétence » parlant de son pays.

    Dans les faits il lui faut revenir également sur ses décisions de confier la gestion stratégique de certains secteurs stratégiques du pays à des béninois.

  • Charlemagne BIO

    Bravo à la cellule de la communication qui pour une fois a  » mis dans la bouche du chef de l’Etat » des paroles qui valorisent le béninois. Merci au chef de l’Etat d’avoir rectifié la malheureuse expression de rage et de ruse formulée par son protégé ou pour être institutionnellement correct, son ex-protégé devenu Président de la Cour constitutionnelle. Il lui reste maintenant à revenir lui-même sur sa malheureuse déclaration de  »désert de compétence » parlant de son pays.

    Dans les faits il lui faut revenir également sur ses décisions de confier la gestion stratégique de certains secteurs stratégiques du pays à des étrangers

  • Sourou1

    C’est le voleur qui crie au voleur. De toues les façons en toutes choses il attendre la fin.

  • Sourou

    En tout cas en toute chose in attendre la fin. Et La ruse, et la rage, et la beninoiserie, on verra tôt ou tard à quoi chacun joue.