Bénin : les vraies raisons de la sanction de certains policiers

Le chargé de mission à la sécurité intérieure du Chef de l’État, sur le dossier de mauvaise gestion des ressources additionnelles allouées aux forces de sécurité pour le renforcement de leur capacité d’action a expliqué les raisons fondamentales qui ont conduit à la sanction de plusieurs chef d’unité dans ledit dossier. En effet , il est reproché aux intéressés d’avoir mal exploité voir détourné les ressources qui étaient normalement destinées pour un service public dont ils sont les premiers responsables.

A l’en croire, plusieurs chefs d’unité ont balayé du revers de la main le mécanisme mis en place par le gouvernement pour une gestion efficience et responsable des fonds. L’objectif du gouvernement était d’évité la gestion hasardeuse et fantaisiste de ces ressources supplémentaires qui viennent renforcer les budgets des différentes unités de sécurité.

Des instructions ont été donc données pour que les ressources affectées à chaque unité soient affichées, pour que tout le personnel sache combien est revenu à l’unité et que ce personnel soit étroitement associé à la gestion. Ce qui n’a pas été le cas dans toutes les unités, car selon les conclusions d’un contrôle, il a été constaté que dans certaines unités, l’affichage n’a pas été effectué. Le personnel n’est pas associé à la gestion. S’en est suivi une autre stratégie , toujours pour éviter la mauvaise gestion des fonds.

Cette fois , le Président de la République est passé à une méthode un peu plus corsée.  » Le Président de la République a demandé qu’on mette en place des registres d’évaluation de la consommation de carburant dans les unités et que les kilométrages soient relevés, au départ comme à l’arrivée, avec mention de la quantité de carburant consommée par jour. Le remplissage de ce registre dans les unités a été bâclé. Certains chefs d’unités l’ont rempli correctement. Mais la majorité ne l’a pas fait. Certains ont même dit que le compteur de leur véhicule ne marche pas.  », a-t-il expliqué.

C’est donc après toutes ces tentatives de contrôle , que le conseil des ministres a pris la décision de mettre en place une commission d’enquête pour vérifier les dessous de la gestion des fonds. Et c’est sur la base des résultats des travaux de la commission que  certains chefs d’unité ont été épinglé et s’en est suivi la sanction. Une situation que déplore le Général de Police Nazaire Hounnonkpè , qui estime que ,  » ça fait tiquer , lors qu’on apprend que des officiers de police et de gendarmerie sont impliqués dans des malversations  ». Il a ainsi profité de l’occasion pour inviter ses frères d’arme à une prise de conscience professionnelle, afin de se mettre résolument au service de la patrie.

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