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Soudan: revirement de situation, le Premier ministre déchu Abdalla Hamdok réhabilité

Les militaires qui ont pris le pouvoir au Soudan, ont accepté de rétablir le Premier ministre Abdalla Hamdok, évincé lors du Coup d’Etat du mois dernier.

C’est un retournement de situation inespéré au Soudan. Le Premier ministre évincé par coup d’Etat a été réintégré comme Premier ministre par les putschistes. Abdalla Hamdok a été vu à la télévision nationale où il signe un accord de partage de pouvoir avec le chef militaire le général Abdel Fattah al-Burhan. Ce retournement de situation intervient après plusieurs jours de manifestations parfois violentes et continues, de la population, contre l’armée, réclamant le retour du PM.

Cependant, malgré la réhabilitation du Premier ministre civil, la coalition civile qui a nommé Hamdok au poste de Premier ministre il y a deux ans, a refusé de reconnaître tout nouvel accord avec les militaires. Selon elle, le pacte avait été signé avec une arme à feu sur la tête. Dans une déclaration à la BBC, le porte-parole de la coalition Forces for Freedom and Change (FFC), Siddiq Abu-Fawwaz, a indiqué que « l’avenir du pays sera déterminé par les jeunes sur le terrain ».

Le Premier ministre Hamdok a déclaré qu’il avait accepté l’accord pour mettre fin à la violence. « Le sang soudanais est précieux, arrêtons l’effusion de sang et orientons l’énergie de la jeunesse vers la construction et le développement », a déclaré l’agence de presse Reuters citant ses propos. En vertu de l’accord, le Premier ministre réintégré dirigera un cabinet de technocrates jusqu’à la tenue des élections. Cependant, on ne sait pas exactement ce qu’implique l’accord et quelles seront les attributions du PM et celles des militaires.

Dans les rues de la capitale, Khartoum, les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes sur des manifestants marchant vers le palais présidentiel et exigeant le retrait complet des militaires de la politique. Depuis le 25 octobre, date à laquelle l’armée a déclaré l’état d’urgence et dissous les dirigeants civils, au moins 40 personnes sont mortes lors de manifestations de masse contre le coup d’État.

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