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Enquête sur un vaste trafic de drogue au Port d’Anvers, gestionnaire du port de Cotonou

Treize suspects en Belgique et sept autres aux Pays-Bas sont interpellées dans le cadre d’une enquête portant sur un vaste trafic de drogue au port d’Anvers. Selon le parquet d’Anvers, rapporté par le média belge RTBF, l’enquête a débuté depuis l’été 2020.

Selon le média belge RTBF, 20 suspects impliqués dans un vaste trafic de drogue ont été arrêtés en Belgique et aux Pays-Bas. Tout a commencé en septembre 2020 par l’interpellation d’un vigile travaillant pour une entreprise du port d’Anvers, l’un des plus grands ports européens, à qui la gestion du port de Cotonou a été attribuée.

Selon notre source, l’homme interpellé avait “réussi à s’échapper en sautant sur un quai, non sans avoir alerté ses complices. Entre-temps, ces derniers avaient essayé de vider une partie de la cocaïne stockée dans un conteneur. Ils avaient cependant dû fuir à l’arrivée de la police.”

Le média rapporte que l’enquête a établi un lien avec un gang néerlandais, qui aurait reçu l’aide d’un agent de sécurité corrompu. Des informations obtenues via le célèbre réseau de communication Sky ECC ont alors permis d’identifier le groupe de malfaiteurs. Ces derniers jours, la police a pu arrêter treize suspects en Belgique et sept autres aux Pays-Bas. Quelque 150 policiers belges et néerlandais ont pris part à cette opération. Les enquêteurs ont également saisi trois véhicules, des objets de luxe tels que des montres, 36.000 euros en liquide ainsi que des armes. Plusieurs comptes et placements ont été gelés et des biens immobiliers ont été saisis.

Par un contrat de délégation de gestion signé avec l’Etat béninois le 8 janvier 2018, Port of Antwerp International (PAI), filiale du port d’Anvers – deuxième port du Vieux-Continent après Rotterdam, première porte d’entrée européenne pour les marchandises africaines et premier expéditeur de véhicules d’occasion vers l’Afrique –, prenait en main la gestion de l’autorité portuaire béninoise, qui représente 80 % des recettes de l’État. L’objectif de cette délégation était d’amorcer la phase active de la modernisation du poumon de l’économie béninoise en vue de porter sa capacité d’accueil à plus de 20 millions de tonnes et ainsi rattraper son retard sur Tema, Lomé et Abidjan.

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