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Bénin: des travailleuses de s3xe veulent rencontrer le Préfet Alain Orounla

A la force du Préfet du Littoral, les travailleuses de s3xe (TS) comptent y opposer la douceur et la négociation. Elles estiment qu’un terrain d’entente doit être trouvé au bout de discussions et d’explications approfondies. Certaines d’entre elles sont d’ailleurs prêtes à rencontrer Alain Orounla, pour lui expliquer pourquoi la chasse aux TS n’est pas une bonne méthode.

Les TS de Cotonou ne sont pas d’accord avec la traque menée contre elles par le Préfet Alain Orounla. Certaines veulent même rencontrer l’autorité préfectorale pour répondre à des préoccupations soulevées, comme la question sanitaire, pour justifier la traque. Il est vrai que ces derniers jours, elles ont peut-être eu un peu de répit, mais le Préfet avait bien signifié que cette lutte qui n’est pas prête de s’arrêter.

Dans les différentes réactions enregistrées dans le rang des TS, c’est la question de l’état sérologique qui est la plus abordée. Sur ce point, elles s’accordent pour dire que le Préfet Alain Orounla fait fausse route. « C’est vrai que nous sommes vulnérables, mais nous allons à l’Hôpital chaque 3 mois. Chacun connaît son état sérologique », a confié Olga au micro de Frissons radio. Elle a été appuyée par une autre collègue interviewée sous le pseudo Gi, qui s’étonne des déclarations du Préfet. « Ça me parait bizarre que le Préfet dise aujourd’hui qu’on ne connaît pas l’état sérologique des travailleuses de s3xe », a-t-elle lancé.

Pour convaincre Alain Orounla des efforts qui sont faits pour leur suivi médical rigoureux, Gi envisage de faire des démarches pour une rencontre d’échange. Selon ses dires, les discussions vont surtout tourner autour du dépistage des acteurs du secteur. « Pour participer à ce dépistage, il y a des phases qu’on franchit. Je vais saisir le Programme Santé de Lutte contre le Sida (PSLS) et ensemble, nous allons fait une démarche pour rencontrer le Préfet pour lui établir tout ça », a-t-elle déclaré.

Elles ne sont pas hostiles à une proposition d’encadrement de leur activité, mais elles s’offusquent catégoriquement contre la brimade et la pression. Les TS préconisent donc des discussions avec l’autorité pour qu’une solution soit trouvée aux préoccupations soulevées. En tout cas, elles ne comptent pas plier aussi facilement bagages du Littoral comme le souhaite Alain Orounla.

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