R. Kelly, la vedette du R&B, reconnu coupable d’une série de crimes sexuels

La vedette américaine déchue du R&B, Robert Kelly, a été reconnue coupable lundi par un tribunal de New York d’une série de crimes sexuels, dont celui d’avoir dirigé pendant des années un «système» d’exploitation sexuelle de jeunes femmes, dont des mineures.

Une étape clé dans une longue saga judiciaire. La star américaine déchue du R&B, Robert Kelly, a été reconnue coupable ce lundi 27 septembre par un tribunal de New York d’une série de crimes sexuels, dont celui d’avoir dirigé pendant des années un « système » d’exploitation sexuelle de jeunes femmes, dont des mineures. Il a également été reconnu coupable par le jury du tribunal fédéral de Brooklyn du crime de « trafic sexuel ».

Durant le procès, qui s’est ouvert il y a plus d’un mois, neuf femmes et deux hommes ont déclaré à la barre que R. Kelly avait abusé d’eux sexuellement, décrivant des viols, des prises de drogues forcées, des situations d’emprisonnement ou encore des faits de pédopornographie. Le chanteur de 54 ans, connu pour son tube « I Believe I Can Fly, » était notamment jugé pour extorsion, exploitation sexuelle de mineur, enlèvement, corruption et travail forcé, sur une période allant de 1994 à 2018. L’artiste, né Robert Sylvester Kelly, est accusé d’avoir perpétré ces crimes en toute impunité, profitant de sa notoriété.

R. Kelly, star du R&B des années 90, a toujours nié les faits. Cette affaire est vue comme un moment majeur du mouvement #MeToo : c’est la première fois que la majorité des plaignantes sont des femmes noires.

Nombre des victimes présumées ont raconté avoir rencontré la star lors de concerts, durant lesquels elles s’étaient vu confier un petit morceau de papier avec les coordonnées du chanteur par son entourage. Le chanteur, influent, pourrait faire quelque chose pour leur carrière musicale, leur promettait-on. A la place, toutes se sont fait « endoctriner » dans le sombre monde de R. Kelly, assurent les procureurs, contraintes à des rapports sexuels avec le chanteur et maintenues dans ce système par des « mesures coercitives ».

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