News et Infos du Bénin, d'Afrique et dans Monde

Bénin: les agents de l’ORTB déposés en prison visés par des sanctions administratives

Les mis en cause dans le dossier de détournement de deniers publics à l’ORTB ne sont pas à bout de leur peine. En dehors de la poursuite judiciaire lancée à leur encontre, ils sont également visés par des sanctions administratives notamment la suspension de leur salaire.

Le payement des salaires des huit agents de l’office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (ORTB) sera bientôt suspendu. C’est l’une des conséquences de ce qui leur est reproché.

A lire aussi: Bénin ; Rentrée 2021-2022: les anciens ouvrages de français et de mathématique retirés au CI

Cette suspension de leur salaire selon les informations de « Le Potentiel » constitue l’une des sanctions administratives à laquelle ils vont faire face dans ce dossier de distraction de deniers publics dans lequel ils sont impliqués.

D’autres mesures administratives pourraient suivre cette suspension lorsque que leur culpabilité sera établie par la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).

Un scandale de plus de 200 Millions de FCFA

Les personnes impliquées dans ce scandale financier à l’ORTB sont pour la plupart dans la chaîne de dépense de l’Office. Ils sont pour le moment, au nombre de 09 à être déposés.

Il s’agit entre autres du chef service comptabilité à la direction générale de l’ORTB, de l’ancien chef service financier comptable à la direction régionale de Parakou, d’un agent du Ministère des finances en détachement à l’ORTB, qui fait office de Directeur financier, un agent du service Comptabilité et le chef division opérations bancaires.

De sources concordantes, il est reproché aux mis en cause des signatures subtiles de chèques à blanc, usage de fausses factures de prestations non effectuées, payement de plusieurs millions FCFA à des fournisseurs fictifs, de faux services en terme de réparation de véhicules administratifs et de fournitures de matériels bureautiques, l’approvisionnement des comptes parallèles, le partage systématique des recettes de l’Office sur des comptes privés, la corruption et la complicité des services d’audit, le recours à des sociétés écran, le détournement des frais de missions et autres.

Interpellés puis présentés au procureur spécial de la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), ils ont été déposés en attendant l’ouverture de leur procès.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.