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Bénin: retard dans la délivrance d’actes à la FASHS, Sylvie de Chacus rompt enfin le silence

La situation de dans la délivrance des titres académiques au sein de la Faculté des sciences humaines et sociales (Fashs) a été au cœur de l’actualité, la semaine écoulée. La principale accusée dans ce retard, la vice-doyenne de la Fashs, a fini par rompre le silence pour clarifier la situation.

Silencieuse depuis quelques jours, Sylvie de Chacus a fini par rompre le silence à la faveur d’un entretien accordé à « Le Matinal ». Contrairement à ce qui est relayé dans certains médias, c’est une question de contrôle et de régularité de certains titres académiques qui a constitué la pomme de discorde entre la vice-doyenne de la Faculté des sciences humaines et sociales (Fashs) et le recteur.

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 » Il s’impose à moi de contrôler et de parcourir les dossiers et de m’assurer de leur conformité, avant de mettre des actes en circulation », a commencé par préciser la vice-doyenne de la Faculté des sciences humaines et sociales (Fashs), qui poursuit en affirmant que cette procédure est bien connue de toutes les autorités.

Elle aurait été reçue par le recteur à la demande de ce dernier. Au cours de cette rencontre, précise-t-elle, elle a présenté à l’autorité rectorale près d’une trentaine de prototypes d’actes irréguliers relevés au cours des traitements. A partir de cet instant, Dr Sylvie de Chacus ne s’explique plus la pression qui est exercée sur sa personne pour signer des actes, alors que des irrégularités ont été révélées et n’ont fait l’objet d’aucune régularisation.

Ferme et intransigeante pour ne pas avoir à répondre devant la justice…

C’est par mesure de prudence et de précaution que la vice-doyenne n’entend pas déférer aux injonctions du recteur. A l’en croire, après avoir présenté au recteur les irrégularités sur certains actes, l’autorité rectorale aurait reconnu que ce sont des erreurs qui ne sauraient être tolérées.

A partir de cet instant, elle affirme ne pas comprendre que, « malgré que les autorités décanales et rectorales aient connaissance avec des preuves à l’appui de ces irrégularités… », qu’il lui soit demandé de signer ces actes,  » tout en ignorant les irrégularités constatées dans certains dossiers, lesquels posent le problème de conformité ».

Aussi, par souci d’éviter d’être citée un jour devant les tribunaux pour négligence ou complicité, explique-t-elle, elle a fait l’option de la fermeté. A titre illustratif, Sylvie de Chacus a évoqué le cas de cet étudiant qui a fait une filière différente de celle mentionnée sur son acte académique.

Même dans son intransigeance, reconnait-elle, elle a eu à marquer son accord sur certains cas qu’elle a jugés de « mineurs ».  « J’ai été mise en congés le 3 août. Le 4, est intervenue cette note de service qui expire le 15 septembre alors que ma reprise est indiquée pour le 17 septembre. Alors, je suis en congés, je suis déchargée, et l’action devrait prendre fin avant mon retour. J’avoue que je ne sais pas apprécier cette affaire-là. C’est une première pour moi« , a-t-elle conclu.

1 commentaire
  1. Honoré Zinsou-Alomavo dit

    Moi depuis novembre 2020 j’ai déposé mes dossiers pour le retrait de mes bulletins des trois années mais jusqu’à aujourd’hui c’est sans succès. C’est vraiment énervant. Et décourageant.

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