Rosine Soglo: son fils Galiou révèle la douloureuse source de sa force de caractère

L’ancienne première dame béninoise, Rosine Vieyra Soglo, est décédée le dimanche 25 juillet 2021, laissant derrière elle son époux, Nicéphore Soglo, et ses deux enfants, Galiou et Léhady. Mais avant la mort de Rosine, Galiou Soglo avait déjà fait une confidence sur celle qui reste et demeure sa mère.

Dans un entretien accordé à Arielle Heaven en novembre 2017, Galiou Soglo faisait des confidences sur sa mère, Rosine Soglo. Pour Galiou Soglo, ce que beaucoup de gens ne savent pas, c’est que Rosine Soglo a perdu sa mère très tôt.

« Elle a alors appris le sens de la débrouillardise. Elle n’a pas appris à courir dans les bras de quelqu’un quand elle a mal, ou se plaindre en attendant que les choses s’arrangent pour elle. Elle a appris à aller vers ce dont elle a besoin et se battre pour l’obtenir », a confié Galiou Soglo.

A l’en croire, Rosine Vieyra Soglo n’a pas le genre d’amour classique, plein de câlins et de douceur envers les gens, car elle n’a pas été élevée avec des câlins et n’a pas grandi dans la douceur.

Il ajoute : « Elle est incomprise de beaucoup parce qu’elle ne manifeste pas le schéma traditionnel de l’amour maternel. La vérité est qu’elle ne peut pas démontrer ce pourquoi elle n’a pas été enseignée. Son amour est brut mais profond. Il y a des blessures que l’argent ne peut guérir, que la position politique ne peut guérir, il y a des blessures que même la maternité et l’amour de vos enfants ne peuvent cicatriser. Il y a des blessures que même le fait d’avoir été une Première Dame et d’avoir épousé l’homme le plus puissant d’un État ne peuvent guérir. C’est un vide qui ne s’explique pas ».

Comprendre sa mère, lui a été d’un grand secours

Pour Galiou Soglo, sa mère manifeste son amour par des services aux autres, ce qui l’emmène à prendre des initiatives même lorsque personne ne les attend d’elle. Il insiste que Rosine Soglo est le genre de femme qui ne s’épanouit qu’en rendant les autres heureux, qu’en étant active, qu’en étant pour les autres, la mère qu’elle aurait aimé avoir et qu’elle n’a jamais eue.

« Ce qui est triste, c’est que bien souvent, les gens la croient si forte et si insensible qu’ils n’hésitent pas à la blesser, parce qu’ils se disent qu’elle est inébranlable, que rien ne la touche. Ce n’est pas vrai. On peut être une femme forte mais assoiffée d’amour. On peut être une femme forte, indépendante mais avoir besoin d’attention. Parfois, la force d’une femme est une carapace qu’elle érige volontairement pour se protéger de ceux qui peuvent la blesser alors qu’elle saigne déjà », a-t-il expliqué.

Galiou Soglo pense que comprendre sa mère lui a été d’un grand secours pour élever sa fille. « Ma fille ! Ah ma fille! C’est mon fan n°1. Très intelligente! Pleine d’amour. J’ai réalisé que plus je donnais de l’amour et de l’attention à ma fille, plus elle était heureuse et me le rendait bien en retour. Le moindre compliment que je lui faisais lui donnait de l’énergie pour décupler davantage son potentiel », a-t-il confié.

Grâce à Rosine Soglo, Galiou a su respecter, tout au long de sa vie, les femmes qu’il rencontre parce que, dit-il, « je suis né d’une femme qui ne se laisse arrêter par rien ni personne lorsqu’elle se décide à accomplir quelque chose ».

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