La France va vendre (en secret) 30 avions de combat « Rafale » à l’Egypte

Premier pays à avoir choisi l’avion de combat de Dassault en 2015, l’Égypte va acheter 30 nouveaux « Rafale » à la France.

« Pas de communiqué de presse ni de cérémonie officielle de signatures. A la demande du président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, le méga-contrat d’armement signé entre Paris et Le Caire, le 26 avril dernier, devait rester secret. », nous rapporte le média d’investigation en ligne Disclose. L’Egypte va passer la commande de 30 avions de combat Rafale supplémentaires à la France, a indiqué ce lundi une source proche du dossier, confirmant en partie des informations dévoilées par Disclose. Gros client de l’industrie française d’armement, L’Egypte a été le premier pays étranger à acheter des Rafale, en 2015. Ce contrat pour 24 appareils de l’avionneur Dassault était assorti d’une option pour 12 autre Rafale, qui n’avait jamais été levée.

D’après Disclose, la France et l’Egypte ont conclu le 26 avril un contrat d’un montant total de 3,95 milliards d’euros, comprenant la vente de 30 avions de chasse Rafale ainsi que deux autres contrats au bénéfice du missilier MBDA et de Safran Electronics & Defense. Selon le média d’investigation, qui cite des documents gouvernementaux égyptiens, détaillant les termes du contrat, l’Egypte a obtenu un prêt garanti par la France à hauteur de 85% pour financer ces achats. Une délégation égyptienne devrait parapher l’accord ce lundi à Paris.

Après les 18 vendus à la Grèce en janvier

Cette vente confirmera le succès à l’exportation, tardif mais réel, de l’avion de combat français. Commandé par l’Égypte, puis le Qatar (36) et l’Inde (36), il a été vendu en janvier à la Grèce à 18 exemplaires, dont 12 d’occasion. Et les prochains mois pourraient être fastes, espère Dassault Aviation : le Rafale est en compétition en Suisse, en Finlande et en Croatie.

« C’est au client de communiquer sur ce type de commande, mais si cette annonce était confirmée, ce serait un beau succès pour l’industrie française et pour l’emploi en France », a réagi lundi auprès de l’AFP, Cédric Perrin, vice-président de la commission défense du Sénat.

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