Tentative de coup d’Etat en Jordanie: accusé, le prince Hamzah fait des révélations

Alors qu’une tentative de coup d’Etat a eu lieu en Jordanie et que le prince Hamzah a été accusé d’en être l’auteur, l’ancien prince héritier a fait des révélations lundi, indiquant dans un audio, qu’il a été menacé par les services de sécurité du pays mais ne prévoit pas de suivre leurs ordres «inacceptables» de rester confiné chez lui et coupé de toute communication publique.

Les autorités jordaniennes ont déclaré dimanche qu’elles avaient déjoué un «complot malveillant» de Hamzah visant à déstabiliser le royaume avec un soutien étranger. Hamzah a nié avoir participé à un complot et dit qu’il est pris pour cible pour avoir dénoncé la corruption et la mauvaise gouvernance. Au lendemain de ces accusations à son encontre, le prince Hamzah a fait un audio dans lequel il révèle des menaces.

«Le chef d’Etat-major de l’armée est venu me voir et a lancé des menaces au nom des chefs des agences de sécurité», a indiqué Hamzah dans l’enregistrement. «J’ai enregistré ses commentaires et je les ai distribués à mes connaissances à l’étranger ainsi qu’à ma famille au cas où quelque chose se passerait», a-t-il poursuivi.

« Je ne veux pas escalader maintenant, mais bien sûr, je ne respecterai pas quand il me dit  » vous n’êtes pas autorisé à sortir, tweeter ou vous connecter avec les gens et vous n’êtes autorisé à voir que les membres de la famille  » », a ajouté le prince. «Lorsqu’un chef d’Etat-major de l’armée dit cela, c’est quelque chose que je trouve inacceptable», dénonce le frère du Roi de Jordanie.

Un pays stratégique

L’enregistrement, qui a circulé en ligne, indique que les tensions sont vives entre le roi de Jordanie Abdallah II et son demi-frère Hamzah, un ancien prince héritier. Les États-Unis se sont rapidement rangés du côté d’Abdullah, un proche allié occidental dans une région instable. Le fait que les gouvernements américain et arabe se rangent rapidement du côté d’Abdullah reflétait l’importance stratégique du pays.

Sur le plan intérieur, la critique sans précédent du prince Hamzah à l’égard de la classe dirigeante, sans nommer le roi, pourrait soutenir les plaintes croissantes concernant la mauvaise gouvernance et les violations des droits de l’homme en Jordanie. Abdullah et Hamzah sont tous deux les fils du défunt roi Hussein, qui reste une figure bien-aimée, deux décennies après sa mort. En montant sur le trône en 1999, Abdullah a nommé Hamzah comme prince héritier, pour lui en à révoquer le titre, cinq ans plus tard.

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