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Violences en Côte d’Ivoire : plus de 8.000 réfugiés dans les pays voisins selon le HCR

Plus de 8.000 personnes ont fui la Côte d’Ivoire vers les pays voisins, principalement le Liberia, en raison des violences liées à l’élection présidentielle qui ont fait une cinquantaine de morts, a rapporté mardi l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés.

“Plus de 8.000 réfugiés ivoiriens ont désormais fui vers des pays voisins dans un contexte de tensions politiques en Côte d’Ivoire”, déclare dans un communiqué le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), contre 3.200 personnes dans le précédent bilan la semaine passée. 

“Au 9 novembre, plus de 7.500 Ivoiriens avaient fui vers le Libéria”, à la frontière sud-ouest de la Côte d’Ivoire. “Plus de 60% des arrivants sont des enfants, dont certains sont non accompagnés ou séparés de leurs parents”, précise le HCR, faisant état également de l’arrivée de “personnes âgées et de femmes enceintes”.

Le HCR prévoit d’acheminer du ravitaillement “pour jusqu’à 10.000 réfugiés” au Liberia, selon le communiqué. “Plus de 500 Ivoiriens sont également arrivés au Ghana, en Guinée et au Togo, où ils reçoivent une assistance immédiate”, indique l’agence onusienne.

Regain de violences

La journée de lundi a été marquée par de nouvelles violences dans le centre de la Côte d’Ivoire, faisant neuf morts, alors que l’opposition avait appelé à une journée de mobilisation. Une personne a en outre été tuée et plusieurs autres blessées dans des affrontements intercommunautaires lundi soir à M’Batto, près de Bongouanou (centre), a indiqué mardi à l’AFP l’adjoint au maire de la localité François Nguetta, précisant que des heurts se poursuivaient malgré l’arrivée de renforts de police et gendarmerie.  

Une cinquantaine de personnes sont mortes dans des violences liées à l’élection présidentielle, depuis l’annonce en août de la candidature du président Alassane Ouattara à un troisième mandat controversé.

 Le Conseil constitutionnel a validé définitivement lundi la réélection de M. Ouattara, qui a appelé lundi soir à un “dialogue” le chef de l’opposition, l’ancien président Henri Konan Bédié, pour mettre un terme à la crise politique. L’opposition ne reconnaît pas la réélection de M. Ouattara, et a annoncé la création d’un régime de “transition”. Plusieurs de ses leaders ont été emprisonnés, ou sont bloqués chez eux par les forces de l’ordre, comme M. Bédié.

La crainte d’une escalade des violences reste présente dans ce pays d’Afrique de l’ouest, dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui avait fait 3.000 morts, ainsi que 300.000 réfugiés et un million de déplacés internes en Côte d’Ivoire, selon le HCR.

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