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Bertin Koovi Segbowe. @capture Africa24

Droit de l’homme au Bénin: un nouveau rapport présenté à Paris

La situation des droits de l’homme au Bénin a fait l’objet d’un rapport à Paris.

Ce rapport qui présente de façon factuelle des faits de violation des droits de l’homme au Bénin est co-produit par Léonce Houngbadji, Bertin Koovi et l’universitaire Aimé Avolonto.

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Document de 411 pages, le rapport sur les violations des droits de l’homme au Bénin présenté à Paris, a fait le point des exactions enregistrées au Bénin lors des violences post-électorales d’Avril 2019, les entorses à la liberté et à la libre expression, la confiscation des droits de l’homme.

Le rapport est allé plus loin en revisitant les événements à travers des images, des vidéos ayant trait aux violations des droits de l’homme, a rapporté Nouvelle Tribune dans une publication.

Les auteurs du rapport sont allés jusqu’à présenter les identités complètes des auteurs, complices et les donneurs d’ordre des actes de violation de droit de l’homme.

Ce rapport sur la situation des droits de l’homme au Bénin, qui retrace des actes d’exécutions sommaires, des enlèvements, des disparitions, des assassinats ciblés, des tentatives d’assassinats, des agressions verbales et physiques contre d’anciens Chefs d’Etat, des séquestrations d’ancien Chef d’Etat, des massacres de populations civiles, a été mis à la disposition des organisations nationales, régionales et internationales de défense des Droits Humains.

Présentation sommaire du rapport par les auteurs

Paris le 26 Octobre 2020,

Nouveau rapport factuel accablant

Jusqu’au 6 avril 2016, le Bénin était une référence en Afrique de l’ouest, en matière de démocratie. Des pays africains s’inspiraient de son modèle d’Etat de droit pour avancer dans leur processus démocratique.

Toutefois, aujourd’hui, le Bénin est dramatiquement enfoncé dans une crise démocratique, institutionnelle et judiciaire. Le respect des droits humains y est devenu un lointain souvenir.

Le présent rapport, totalement factuel, fait un point, non exhaustif, des situations spécifiques de violations des Droits de l’Homme au Bénin.

Conçu comme un outil de travail, tant pour les diplomates étrangers que pour les ONG nationales, régionales et internationales, les chercheurs, les universitaires, les gouvernements, les institutions internationales, ce rapport de 411 pages est une mine d’informations : précis, détaillé, personnalisé, cohérent, structuré, documenté, rapporté au contexte sociopolitique national, avec mention des dates et heures de déroulement de tous les faits relatés, de tous les événements, des témoins, des témoignages, des contacts téléphoniques, la description de certaines situations, des images, des vidéos, des notes vocales, des enregistrements téléphoniques, des identités complètes des auteurs, coauteurs, complices et donneurs d’ordres de ces violations, etc.

Le document met directement en cause le président béninois dans ces actes de violations des droits humains. Il épingle également le Gouvernement, le Cabinet militaire du Président de la République, l’Armée, la Police, les Services de renseignements, des Préfets, la Justice, l’organe de régulation des médias (HAAC), la Cour Constitutionnelle, de même que ce qui tient lieu, aujourd’hui, de Parlement dans ce Bénin où les 83 députés (nommés) n’ont jamais été élus par le Peuple.

Du 06 avril 2016 au 26 octobre 2020, le pouvoir du président Patrice Talon a perpétré de monstrueuses et alarmantes violations des droits humains. Au nombre de ces violations, commises en toute arrogance et en toute impunité, il faudra citer :

  • des exécutions sommaires,
  • des enlèvements,
  • des disparitions,
  • des assassinats ciblés,
  • des tentatives d’assassinats,
  • des agressions verbales et physiques contre d’anciens Chefs d’Etat,
  • des séquestrations d’ancien Chef d’Etat,
  • des massacres de populations civiles,
  • des recours à la force excessive et meurtrière contre des manifestants à mains nues,
  • des emprisonnements arbitraires d’opposants, de web activistes et de journalistes d’investigation,
  • la confiscation des corps des martyrs de la démocratie et le verrouillage systématique de l’espace civique.

Nous publions seulement cet extrait et réservons l’intégralité aux structures compétentes pour leur permettre de finaliser convenablement leur travail, afin que les crimes commis ne restent pas impunis., affirment les auteurs du rapport

2 commentaires
  1. george dit

    Votre journal se decribilise avec la publication de ses individus qui font un rapport sur des evenements qu’ils n’ont pas vecu en etant hors du territoire car en fuite ou autoexilé , a moins qu’ils fassent partie des instigateurs. Quel est l’objectivité de ce rapport sinon vouloir foutre le feu au pays pour pendre la place de celui qui est là aujourd’hui et continuer leur democratie nescafé?
    Allez demander à chaque beninois present au moment des fait quel est son vecu plutot que ceux là qui n’ont meme pas obtenu 1% des voix en 2016 , donc ne reprensentent pas le peuble beninois qui vaque à ses quotidiens aujourd’hui et pense aux developpement du pays et non faire la politique politicienne d’autre fois

  2. claude dit

    Monsieur Georges. Ce journal, pardon ce chiffon electronique, n’est plus journal. Il y a plus de rumeurs que de vrais faits. Les rares faits reels viennent des autres journaux et radio frisson.

    Les soits disants resistants ont fait de paris la capitale du Benin. Ignoble

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