Bénin – Interprétation du parrainage: la Céna se fourvoie, selon Richard Boni Ouorou

Le politologue Richard Boni Ouorou n’est pas d’accord avec l’interprétation de la Commission électorale nationale autonome (Céna) à propos du parrainage. Il a réagi à cette interprétation, qui, selon lui, est “un subterfuge de plus”.

Le parrainage anonyme annoncé par la Céna pour l’élection présidentielle de 2021 ne résout en rien le problème soulevé depuis le vote du nouveau Code électoral. C’est ce qu’il convient de retenir de l’analyse de Richard Boni Ouorou. “Le parrainage anonyme soi-disant est un subterfuge de plus, puisque les personnes en charge pour désormais orienter le peuple et limiter son choix, sont connues et plusieurs sont nommées par qui nous savons”, a-t-il exprimé.

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Par conséquent, donner l’instruction à l’ensemble de -ses élus-désignés- au forceps, est chose facile. Dès qu’ils savent désormais à qui donner leur parrainage, qu’ils le fassent sous anonymat ou non, n’est plus important, la présomption d’exclusion étant déjà établie par la qualité des élus et leurs rôles soumis à l’autorité d’une personne et non à la recherche de l’intérêt général.

Richard Boni Ouorou

Pour le politologue, la Céna, dans ce rôle, se fourvoie une fois de plus. “La Céna pour une fois encore, se fourvoie et démontre par ailleurs sa qualité d’institution non (fonctionnelle), meublée de partisans soumis et idéologiquement instables”, a conclu Richard Boni Ouorou.

Que retenir du système de parrainage?


Avec la relecture du code électoral, le Bénin tente progressivement de tourner le dos à l’époque où la Cena recevait une pléthore de candidatures pour le compte des élections présidentielles. Le système de parrainage qui oblige les prétendants au poste de président de la République à avoir le parrainage des 10% des élus limite désormais les candidatures. Cette nouvelle règle est instaurée par l’article 132 du nouveau code électoral.

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Désormais, pour voir sa candidature aux élections présidentielles validée, il faut en dehors des conditions prévues par la Constitution en ses articles 42 et 43, avoir la signature de 10% des élus (députés et/ou maires). Considérant qu’actuellement le Parlement compte 83 députés et que le Bénin dispose de 77 mairies, les présidentiables auront donc à se partager 83+77 = 160 x 10% = 16 élus par candidat, ce qui équivaut à 10 candidats pour les 160 élus.

1 commentaire
  1. Anonyme dit

    Ina laha aliim alhakiim

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