Rentrée scolaire sous Covid-19 : quid des mesures sanitaires ?


Après seulement dix jours de vacances, les acteurs du système éducatif reprennent le chemin des écoles pour le compte de l’année scolaire 2020-2021. Mais, face à la crise sanitaire liée au coronavirus, des inquiétudes persistent.

Les apprenants béninois font leur rentrée scolaire sous la menace constante du coronavirus. Une ambiance de psychose généralisée qui s’est ajoutée à celle habituelle liée à la bonne préparation de cette rentrée pour les parents.

Selon les scientifiques, les enfants sont moins exposés à ce virus puisque leur système immunitaire, toujours bien en forme, permet de stopper l’évolution du virus et fait d’eux des porteurs sains. Toutefois, recommandent ces scientifiques, ils se doivent de se protéger pour éviter de transmettre le virus aux personnes âgées qui sont, pour l’heure, les plus vulnérables.

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Face à cette pandémie et pour la santé de ses concitoyens, le gouvernement béninois a mis en place des mesures barrières pour stopper la propagation du virus. Pour rappel, le gouvernement avait doté ces acteurs de l’école, surtout lors des examens de fin d’année, de gels hydroalcooliques, de bavettes, et s’est assuré de la mise en place des dispositifs de lavage de mains à l’entrée de chaque établissement d’enseignement et également la distance de sécurité d’au moins 1 mètre. Malgré ces mesures en son temps, le respect strict de ces recommandations gouvernementales avait connu des couacs par endroits.

Ce 28 septembre 2020, jour de la rentrée scolaire, des parents s’interrogent sur le respect strict de ces mesures et surtout l’avenir éducatif de leurs enfants dans ce contexte plein d’angoisse et d’anxiété.

L’effectif pléthorique, le grand danger

A quelques heures de la reprise des classes (ce vendredi 25 septembre 2020, Ndlr), des établissements d’enseignement sillonnés dans le département du Littoral semblent être visiblement prêts pour accueillir les apprenants et les enseignants. Mais paradoxalement, les dirigeants disent se préoccuper d’abord des « tracas » administratifs (distribution des emplois du temps au enseignants, répartition des élèves surtout les nouveaux venus et les dispositions pratiques pour une bonne reprise, Ndlr) que des mesures sanitaires liées au coronavirus.

Au collège d’enseignement général de Sèmè-Podji, dans le département de l’Ouémé, l’effectif pléthorique qui s’annonce dans les salles de classe est loin de rassurer sur le respect de la distanciation sociale de 1 mètre exigée pour éviter la contamination au covid-19. « Tout calcul fait, nous aurons en 6ème, au moins 90 apprenants dans chaque salle alors que les infrastructures n’ont pas été construites pour une telle capacité », nous a signalé un des responsables du CEG 1 Ekpè.

A l’école primaire publique de Yémalin, PK 10 dans la commune de Sèmè-Podji, l’effectif n’a jamais cessé de grimper chaque année. Et face à cette pandémie liée au coronavirus, les responsables de ladite école ne savent plus comment faire pour protéger tous ces apprenants.

Port de masque, la controverse

En dehors des autres mesures barrières, des langues se délient au sujet du port systématique de masques par les enfants. Pour Pascal Hounsa, c’est le seul moyen de se protéger et de protéger son prochain. Par contre, selon les propos de Norbert Fiogbé, il n’est nullement pas question de soumettre les enfants à ce supplice qui s’ajoutera à la dose d’enseignement qui les attend.

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Si les avis restent divergents sur cette question au sein de l’opinion publique, l’Etat central reste intransigeant quant à cette mesure sanitaire. Pour le gouvernement, « le port de masque est systématique et est obligatoire pour tout citoyen béninois ». Le constat malheureusement sur le terrain, lors des dernières semaines de cours est que des acteurs préfèrent descendre leurs masques au lieu de les porter correctement comme exigé par les dirigeants.

L’Afrique en général et le Bénin en particulier sont, certes, peu touchés par cette pandémie, mais il n’en demeure pas moins que des mesures sanitaires doivent être respectées pour la bonne santé de ces apprenants et de tous les acteurs de l’école béninoise.

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