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Financement libyen: Mouammar Kadhafi continue de donner l’insomnie à Nicolas Sarkozy

Les déboires judiciaires de l’ancien président français Nicolas Sarkozy liés à l’argent de l’ancien dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, recommencent de plus belle, selon un rapport de thearabweekly.com.

Sarkozy a perdu jeudi dernier, une tentative de convaincre la justice de rejeter une enquête sur les allégations de financement de sa campagne présidentielle de 2007 par de l’argent illégalement reçu de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, qu’il a ensuite aidé à renverser. Ce développement suggère que Nicolas Sarkozy et plusieurs associés devront passer devant un tribunal pour y être jugés et que l’enquête menée par deux juges anticorruption peut se poursuivre, même s’il n’est pas certain qu’ils chercheront éventuellement un procès.

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Une cour d’appel de Paris a confirmé la validité de l’enquête, lancée en 2012 après des informations selon lesquelles Sarkozy avait accepté des millions d’euros du régime de Kadhafi, qui avait été renversé et tué en 2011 après une campagne de l’OTAN menée par la France dans la foulée d’un soulèvement. Sarkozy, 65 ans, a nié les allégations. Son avocat a refusé de commenter après l’audience s’il ferait appel de la décision devant le plus haut tribunal pénal français.

Accusation et enquêtes

Sarkozy a été accusé par d’anciens membres du régime de Kadhafi d’avoir pris des millions de dollars au dirigeant libyen, certains d’entre eux livrés dans des valises, lors de sa course à la présidence de 2007, indique thearabweekly.com. L’enquête a commencé après que Mediapart a publié un document en 2012, prétendument signé par le chef des renseignements libyens, prétendant montrer que Kadhafi a accepté de donner à Sarkozy jusqu’à 50 millions d’euros (58 millions de dollars aux taux de change actuels).

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L’ancien président a été accusé en 2018 d’avoir accepté des pots-de-vin, dissimulant le détournement de fonds publics libyens et le financement illégal de campagnes. Deux de ses anciens ministres, Claude Guéant et Eric Woerth, sont parmi plusieurs autres qui ont également été inculpés dans l’affaire. «Je pense que les juges ont prouvé qu’ils étaient capables de résister à toutes sortes de pressions», a déclaré Vincent Brengarth, avocat de l’ONG anti-corruption Sherpa, une des parties civiles dans l’affaire.

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