Alain Orounla, ministre porte parole du gouvernement

Bénin – Polémique autour du parrainage: la société civile répond à Alain Orounla

Reçu le mardi 15 Septembre 2020 dans la rubrique “l’invité du forum” de Canal 3 Bénin, Ralmeg Gandaho, a répondu au ministre Alain Orounla qui a accusé la société civile de faire la politique.

La société civile se trompe t-elle de combat en s’impliquant dans le débat autour de la suppression ou non du système du parrainage pour la présidentielle de 2021? En tout cas, accusé par le ministre Alain Orounla de glisser sur le terrain politique par leur position sur la question , le président du conseil d’administration de l’ONG Changement Social Bénin, membre de l’initiative “Laissez-moi choisir en 2021” ne fait pas la même lecture que le ministre.

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Selon Ralmeg Gandaho, les citoyens, parallèlement aux droits reconnus par la constitution aux acteurs politiques d’animer la vie politique, ont aussi des droits civiles et politiques dont celui de choisir, de décider de qui pourrait les gouverner.

A croire Ralmeg Gandaho, le combat de la société civile est motivé par le fait que les citoyens se rendent compte qu’il n’y a pas d’espoir d’alternance en 2021 alors que le Bénin est dans un régime démocratique.

Demander à des élus de la mouvance de parrainer des opposants est  une rébellion à la cohérence du chef de l’État

L’inquiétude des acteurs de la société civile par rapport au parrainage, c’est que le système ne permet pas dans le contexte politique actuel la candidature d’un opposant au régime de la rupture. Sur la théorie qui veut faire croire qu’un élu de la mouvance peut parrainer un candidat de l’opposition, Ralmeg Gandaho se montre assez prudent.

A le croire dans le contexte actuel, seuls les partis Union Progressiste ( UP) et le Bloc Républicain ( BR) peuvent parrainer des candidats à l’élection présidentielle. Les deux partis de la mouvance comptent dans leurs rangs, les 83 députés de l’Assemblée Nationale et 71 maires sur les 77 du Bénin. Le parti Fcbe, se réclamant de l’opposition ne disposent que de 6 maires, rappelle-t-il.

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Poursuivant son analyse, il fait remarquer que l’article 132 du code électoral dispose que tout candidat à l’élection présidentielle doit jouir du parrainage de 10% des élus soit, 16 députés et ou maires. “Les données factuelles montrent l’incapacité pour les partis politiques de l’opposition de parrainer à eux seuls, leurs candidats.” indique-t-il.

“Cet argument qui consiste à dire que des élus de la mouvance peuvent parrainer des candidats de l’opposition, c’est une incohérence. C’est une rébellion à la cohérence du chef de l’État,” martèle Ralmeg Gandaho

Un peu comme pour signifier au ministre de la communication que le débat que mène la société civile n’est pas adressé à l’entourage du chef de l’Etat, le président du conseil d’administration de l’ONG Changement Social Bénin estime que le seul interlocuteur, la cible de leur plaidoirie reste le président de la République qui doit se mettre au dessus de la mêlée lorsque toutes les institutions de la République ont quasiment affichée leur position.

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