Alassane Ouattara, président de la Côte d'Ivoire Capture d'écran @Youtube

UEMOA : franc CFA et Monnaie unique, la grosse arnaque d’Alassane Ouattara

Alors qu’il recevait en grande pompe le président français Emmanuel Macron à Abidjan en décembre 2019, le président Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire avait fait une grosse annonce. Il avait lancé dans les oreilles des Africains que le franc CFA prendrait fin en juillet de l’année suivante pour tous les pays de l’UEMOA. Le mois d’août est en cours et la monnaie  « rejetée » est toujours en circulation.

Décembre 2019, les critiques contre la monnaie « coloniale », le franc CFA, utilisée par plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, sont de plus en plus intenses et persistantes. Le président ivoirien est accusé d’être la marionnette de la France qui ne voudrait pas que le franc CFA disparaisse. Dans la foulée, Emmanuel Macron effectue une visite en Côte d’Ivoire et, dans l’ordre normal des choses, il est reçu en grande pompe par son ami Ouattara.

Les deux hommes discuteront du projet de la CEDEAO de mettre en place l’ECO comme monnaie unique, des griefs des Africains contre le CFA et aussi contre la France. Pour tenter donc de calmer les ardeurs et de gagner du temps, l’idée a donc été trouvée de faire une annonce spectaculaire.

La fin du franc CFA

Le 21 décembre 2019, avec Macron à ses côtés, Ouattara annoncait la fin prochaine du CFA et l’entrée en vigueur de l’ECO en remplacement dans l’espace UEMOA. Une annonce qui, comme une traînée de poudre, avait fait le tour du monde comme une première victoire pour l’Afrique dans les débats d’indépendance.

C’était plutôt bien essayé par le chef d’Etat considéré par plusieurs observateurs comme un des « hommes de main » de la France sur le continent. Plusieurs Africains avaient salué le « courage et la détermination » des deux présidents (Macron et Ouattara), avant de se rendre compte du pot aux roses. En fait, il ne s’agissait que d’un changement de nom du franc CFA.

Le gros mensonge et l’arnaque du siècle

L’ECO, la monnaie des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), devrait être mis sur le marché en juillet 2020, selon les propos de Ouattara lors de l’annonce. Cela suppose que les dispositions pratiques avaient déjà été prises pour le faire. Cependant, en août 2020, les citoyens des pays concernés sont toujours en train d’utiliser le CFA comme monnaie. Qu’est-ce qui n’a pas marché alors ? Pour se défendre, Ouattara et Macron pourraient prétexter la pandémie du Coronavirus qui aurait bouleversé les échéances et changer les priorités. Ce serait un argument plutôt convainquant si, en réalité, il n’y avait pas de doute depuis le début de l’annonce.

Sans porter de jugement, il faut simplement noter que l’annonce de Ouattara et Macron en décembre dernier, n’était juste qu’un « gros mensonge », une arnaque improvisée pour, d’une part, apaiser les panafricanistes qui avaient de plus en plus le soutien des peuples et aussi apaiser les Africains qui pensaient sérieusement à chasser la France et ses intérêts du continent; d’autre part, il fallait trouver le moyen de mettre le bâtons dans les roues de la CEDEAO pour que l’initiative originale de la monnaie unique n’aille pas à bon port.

Et c’est là qu’intervient la politique du « diviser pour mieux régner ». Les pays anglophones de la CEDEAO se sont insurgés contre la démarche de Ouattara et cela a ainsi ralenti la cadence de la mise en œuvre de l’ECO de la CEDEAO. Dans tous les cas, il est important pour l’Afrique de se réveiller et de prendre sa destinée en main après 60 années de sommeil en cryogénisation. Il est temps que les pays d’Afrique décident de se réveiller et de se rendre compte qu’en réalité, ils sont les seuls a encore se comporter comme des nourrissons qu’il faut guider et bercer.

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