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Crise au Mali – CEDEAO: après Patrice Talon, Macky Sall dit “NON” aux sanctions économiques

Après le coup d’État qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta du Mali, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a fait part de son mécontentement en annonçant des sanctions. Une décision qui n’est pas du goût du Président Macky Sall du Sénégal.

Trois jours après le coup d’État qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta, toujours aux mains des militaires putschistes, les dirigeants de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest a fait part de son mécontentement face au putsch. Lors d’un sommet extraordinaire, les pays voisins du Mali ont réclamé, jeudi 20 août, le “rétablissement” du président Ibrahim Boubacar Keïta et ont décidé de sanctions à l’endroit du pays.

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Confirmant la suspension du Mali de tous les organes de décision, la fermeture de toutes les frontières terrestres et aériennes ainsi que l’arrêt de tous les flux et transactions économiques, financières et commerciales, « à l’exception des denrées de première nécessité, des médicaments, du carburant, et de l’électricité », la CEDEAO a décidé de la « mise en œuvre immédiate d’un ensemble de sanctions contre tous les militaires putschistes et leurs partenaires et collaborateurs ».

Macky sall appelle la CEDEAO à réapprecier les sanctions

Le Président du Sénégal a condamné le coup d’Etat au Mali. Toutefois, Macky sall en appelle à la CEDEAO pour réapprécier les sanctions annoncées pour tenir compte des impératifs humanitaires. “Dans cette perspective, les denrées de première nécessité, les produits pétroliers et les produits pharmaceutiques ne devraient pas être concernés par l’embargo”, a annoncé la Présidence de la République du Sénégal.

Selon la Présidence du Sénégal, “cet amendement a été accepté pour être intégré dans la déclaration finale.” Le chef de l’Etat sénégalais a également “prôné la même lucidité concernant le recours à la force qui nécessiterait un mandat de l’ONU.”

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