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Côte d’Ivoire: clôture des réclamations du contentieux sur la liste électorale

Démarré le mercredi 05 août 2020, les réclamations du contentieux sur le listing électoral en vue de l’élection présidentielle prévue pour le 31 octobre 2020, ont pris fin mardi 11 octobre sur l’ensemble du territoire ivoirien.

«Aujourd’hui, prennent fin les réclamations. On a encore trois jours pour un traitement dans les Commissions électorales locales (CEL). Après ces trois jours, les superviseurs de ces CEL vont valider les requêtes. La liste électorale sera ainsi expurgée de tous ceux qui ne doivent pas y figurer et elle prendra en compte les omissions», a expliqué dans un entretien à APA, Emile Ebrottié, le porte-parole de la Commission électorale indépendante (CEI), l’institution électorale en Côte d’Ivoire.

Depuis quelques jours, la Commission électorale indépendante (CEI) fait l’objet de plusieurs critiques de la part de l’opposition ivoirienne, qui l’accuse de favoritisme à l’égard du parti au pouvoir. Au micro de l’APA, le porte-parole de cette commission a tenu à apporter quelques explications: « Vous voyez très bien que l’opposition à quatre représentants dans la Commission centrale, la société civile en a six, le parti au pouvoir en a trois et nous avons deux représentants de l’administration. Au vu de ce qui précède, je ne vois pas en quoi cette institution est inféodée à un camp ou à un autre», a soutenu M. Ebrottié.

L’opposition et la mouvance se défendent

Depuis l’annonce de la candidature du président Alassane Ouattara à la présidentielle du 31 octobre 2020, la tension est montée d’un cran sur la scène politique ivoirienne. Depuis Paris, son lieu d’exil, l’ancien président de l’Assemblée Nationale ivoirienne, Guillaume Soro, a averti Ouattara que le “pays va brûler”. Des manifestations contre un éventuel 3e mandat ont été enregistrées dans le pays.

Pour l’opposition, la candidature de Ouattara pour briguer un 3e mandat est une “violation fragrante de la loi fondamentale” de la Côte d’Ivoire. Mais le camp opposé soutient que le chef de file du parti RHDP a encore la possibilité de briguer deux mandats supplémentaires, estimant que la Côte d’Ivoire est dans une troisième République, suite à la réforme constitutionnelle opérée sous le régime ADO.

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