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Coronavirus: « C’est important pour eux déjà de comprendre, de ne pas se sentir isolés»

En Normandie, une entreprise associée à l’APF France handicap, fabrique depuis début juillet, des masques inclusifs pour les sourds et malentendants. Le masque obligatoire, un avantage pour notre sécurité, mais aussi un inconvénient important pour communiquer, en particulier pour les sourds et malentendants.

Le masque en tissu ou en papier est devenu obligatoire dans de nombreux lieux publics depuis le déconfinement; tout ceci dans le but de notre sécurité. Mais ceux qui ne sont pas du tout satisfaits sont plus les sourds et malentendants, qui ont du mal pour communiquer. À Evreux, en Normandie, une entreprise associée à l’APF France handicap, fabrique depuis début juillet des masques avec une visière transparente pour leur permettre de lire sur les lèvres. Ce masque est nommé « inclusif ». Comme tous les autres masques sur le marché en ce moment, le masque « inclusif » protège le nez et la bouche. Cependant, il laisse la partie inférieure du visage à la vue de tous, grâce à une visière en plastique, ce qui fait la différence avec ses concurrents.

Mustapha Aktas est chargé depuis deux semaines de veiller à sa découpe. « La machine fait des masques transparents, des PVC; moi, je coupe et j’emmène à la maroquinerie à côté. Et eux prennent la suite », informe Aktas. En plus de Mustapha dans l’atelier, sept femmes s’activent derrière les machines pour assembler toutes les parties; parmi elles, se trouve Marie-Claude Leboucher. Cette dernière s’occupe de mettre une barrette sur le nez. Sa voisine, Viviane Bosch, s’occupe des dernières coutures et de couper les fils qui dépassent. « Là, je fais les finitions du masques », détaille Viviane Bosch.

Avant d’arriver entre les mains de Viviane Bosch, le masque est passé par plusieurs étapes de couture. Il est assez complexe à réaliser, selon elle. C’est un défi qui a son utilité pour les personnes malentendantes comme pour les autres. « C’est important pour eux déjà de comprendre, de ne pas se sentir isolés, et de voir les gens en face parler. Et c’est plus agréable que les masques que nous avons actuellement », explique Viviane Bosch. Chaque jour, environ 300 masques sortent de cet atelier de fabrication, depuis début juillet. Une fierté pour ces employés étudiants, en situation de handicap ou en réinsertion professionnelle.

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