Bénin – Reprise de l’élection à Parakou: la violence n’est pas la solution

La reprise des élections du maire de Parakou et ses adjoints demandée par la cour suprême pourrait être en défaveur du parti des Forces cauris pour un Bénin émergent. Face à cette réalité, certains militants du parti ont fait l’option de la violence pour exprimer leur désapprobation. Mais est-ce la solution?

Prendre par la rue pour préserver le poste de maire de Parakou, pour le compte du parti des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), est un pari perdu d’avance.

C’est pourtant l’option que semblent faire certains militants de cette famille politique: opposer la violence et des voies de fait à la loi. Cette posture politique de ces militants, loin de servir la cause du parti, peut contribuer à la fragiliser davantage.

D’ailleurs, les responsables de cette formation politique l’ont compris en invitant au calme à travers un communiqué de presse signé du secrétaire exécutif national du parti.

A l’état actuel de l’évolution de la situation où, du parti majoritaire qu’il était, le parti Cauris se retrouve avec 15 sièges, seule la voie de la négociation politique avec les forces en présence pourrait permettre à Paul Hounkpè et ses poulains de ne pas perdre totalement la face après avoir goûté aux délices du pouvoir municipal pendant quelques mois.

La négociation, la seule porte de sortie…

Numériquement, le parti des Forces cauris pour un Bénin émergent de l’ancien ministre Paul Hounkpè ne dispose plus de chance pour obtenir le poste de maire de la municipalité de Parakou, même si telle est la volonté populaire exprimée par les populations à travers leur suffrage.

Devant la faiblesse des chiffres, les responsables du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) doivent déployer leur capacité de négociateurs avec les deux autres forces en présence pour que la volonté populaire à travers les résultats des urnes soit maintenue.

Le parti Cauris peut en effet négocier le poste de maire tout en acceptant concéder ceux d’adjoints au maire. Une formule, si elle est acceptée par les camps d’en face, aura non seulement l’avantage de recueillir l’assentiment des populations de Parakou en respectant leur vote, mais permettra également une gestion collégiale de la ville par l’ensemble des trois forces en présence.

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