Recrudescence des attaques au Nigéria: le sénat appelle à la démission des chefs de l’armée

Le Sénat nigérian a appelé à la démission des chefs de l’armée, accusés d’avoir échoués à restaurer la sécurité dans ce pays, le plus peuplé pays d’Afrique de l’ouest.

Dans une résolution adoptée, ce mardi, la chambre haute du parlement nigérian a demandé la démission collective des chefs de l’armée. « Le Sénat a appelé les chefs de l’armée à démissionner face à une situation sécuritaire qui se dégrade dans le pays« , a déclaré dans un communiqué le bureau du président du Sénat.

Les hauts gradés militaires, qui assurent avoir la situation en main, font l’objet de nombreuses critiques. Le président nigérian, Muhammadu Buhari, a, jusqu’ici, maintenu sa confiance au chef d’état-major, Tukur Buratai, face à de nombreux appels à son limogeage.

« Prérogatives présidentielles »

Face à la demande du Sénat, le cabinet du chef de l’Etat n’a pas tardé à réagir. « La présidence prend note de la résolution, et réitère que la nomination ou le sac à dos des chefs de service est une prérogative présidentielle, et le président Muhammadu Buhari, en sa qualité de commandant en chef des forces armées, fera ce qui est dans l’intérêt supérieur du pays en tout temps« , peut-on lire dans le communiqué du cabinet.

Le week-end dernier, au moins 23 soldats ont été tués dans une embuscade tendue par des « bandits » armés dans l’Etat de Katsina (nord-ouest). Plus tôt en juillet, des combattants djihadistes liés au groupe Etat islamique ont tué des dizaines de soldats dans le nord-est du pays.

A la tête du plus peuplé pays d’Afrique, Muhammadu Buhari, ex-chef de la junte, a promis siffler la fin de l’insurrection djihadiste qui a fait environ 36.000 victimes, selon les chiffres de l’ONU.

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