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Loi sur la sécurité à Hong Kong: la Chine accuse Ottawa d’ingérence

Pékin a accusé, samedi, Ottawa d’ingérence après l’annonce, par Trudeau, de la suspension du traité d’extradition avec Hong Kong, en réaction à l’imposition, par le pouvoir central chinois, d’une loi sur la sécurité nationale.

« Certains pays occidentaux, dont le Canada, se mêlent des affaires de Hong Kong sous le prétexte des droits humains, ce qui viole gravement le droit international et les normes fondamentales des relations internationales, » a indiqué le porte-parole de l’ambassade chinoise au Canada.

Dans sa déclaration, la représentation chinoise a dénoncé les « remarques injustifiés » du Canada à propos de la nouvelle législation « qui s’ingèrent gravement dans les affaires intérieures de la Chine ». Pour Pékin, le texte « renforcera le cadre juridique de Hong Kong » et « profitera » à ses citoyens et aux investisseurs internationaux.

La veille, le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, s’était dit « préoccupé » par la situation dans l’ex-colonie britannique, affirmant que le Canada croyait « fermement » au principe « d’un pays, deux systèmes », censé garantir, à Hong Kong, des libertés inconnues ailleurs en Chine, jusqu’en 2047.

Le ministre canadien des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, avait de son côté affirmé que la nouvelle législation avait « été promulguée dans le cadre d’un processus secret » et « en violation des obligations internationales. »

Les relations entre le Canada et la Chine traversent une crise sans précédent, en raison de la procédure d’extradition vers les Etats-Unis, engagée au Canada contre une dirigeante du géant chinois des télécoms Huawei, Meng Wanzhou.

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