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Le parlement libyen autorise l’Egypte à intervenir militairement en Libye

Le Parlement libyen a accordé, lundi, aux forces armées égyptiennes, le droit d’intervenir dans le conflit en cours dans le pays, pour protéger la sécurité nationale libyenne et égyptienne.

Alors que les forces du gouvernement de Tripoli reçoivent du soutien militaire accru de la part de la Turquie, la balance de la victoire commence à se pencher vers elles. Cependant, l’autre puissance de la région, soutenant les forces de l’Armée nationale libyenne (LNA), l’Egypte, a menacé d’intervenir militairement en Libye, si la ligne rouge (Syrte) était franchie. Lundi, le parlement libyen, basé dans l’est du pays, a autorisé le Caire à intervenir. Selon les médias égyptiens, la décision permet à l’Égypte d’intervenir à tout moment, si les forces armées égyptiennes voient une menace imminente pour la sécurité des deux pays.

Le Parlement a annoncé qu’il se félicitait de la déclaration faite par le président, Abdel Fattah al-Sisi, concernant l’intervention militaire en Libye, et a appelé à des efforts concertés entre les deux pays frères pour garantir la défaite « des occupants envahisseurs et préserver la sécurité et la stabilité nationales dans la région », rapporte Egypte Independant. « Confronter les envahisseurs garantit l’indépendance de la décision nationale libyenne et protège la souveraineté et l’unité de la Libye, ainsi que la richesse et les ressources du peuple libyen des ambitions des envahisseurs coloniaux », indique le communiqué du parlement. Le Parlement libyen a souligné que le maintien d’une répartition équitable des richesses et des revenus pétroliers et leur protection contre les milices armées est une demande légitime faite par tout le peuple libyen.

« L’occupation turque »

Le communiqué indique que la décision, autorisant l’intervention militaire de l’Égypte a été prise en raison d’une intervention militaire turque flagrante en Libye, « en coopération avec des milices armées qui contrôlent l’ouest du pays sous une autorité de facto ». L’Égypte a, à travers l’histoire, représenté une profondeur stratégique pour la Libye aux niveaux économique, social et de sécurité, indique le communiqué, ajoutant que « l’occupation turque représente une menace directe pour la Libye et les pays voisins, en particulier l’Égypte ». L’occupation, selon le communiqué, ne peut être arrêtée que par des efforts concertés entre les pays arabes. Sissi a déclaré, samedi, que l’Égypte a le droit de légitimité internationale à ce stade, sur la base de la Charte des Nations Unies, pour intervenir militairement en Libye.

Lors d’un discours télévisé, prononcé dans la zone militaire occidentale, Sissi a ajouté que l’Égypte avait également reçu le soutien de la Chambre des représentants libyenne pour intervenir dans la crise libyenne. Toute intervention visera à protéger et sécuriser les frontières occidentales contre les milices terroristes, a expliqué Sissi, et à rétablir la stabilité dans les territoires libyens et ainsi maintenir la stabilité de la sécurité nationale égyptienne et arabe dans son ensemble. L’Égypte travaille à un cessez-le-feu aux frontières est et ouest de la Libye, tout en se préparant à lancer des négociations globales de règlement politique sous les auspices de l’ONU et à mettre en œuvre les résolutions de la Conférence de Berlin et la « Déclaration du Caire », récemment annoncée, soutenue par Khalifa Haftar et la présidente du Parlement libyen, Aguila Saleh.

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