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Exécutions fédérales aux Etats-Unis: l’UE s’oppose à une pratique « cruelle et inhumaine »

Face à la reprise imminente des exécutions fédérales aux Etats-Unis, l’Union européenne a attiré l’attention de l’administration Trump sur une méthode qui viole le droit inaliénable à la vie.

17 ans après leurs interruptions, les exécutions fédérales vont faire leur retour sur le sol américain. A quelques jours de la date fatidique du 13 juillet, l’Union européenne s’est dite fermement opposée à la reprise des exécutions fédérales.

« Nous appelons l’administration américaine à reconsidérer (cette décision) et à ne pas donner suite aux exécutions fédérales prévues à partir du 13 juillet« , déclare Peter Stano, porte-parole du Haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères Josep Borrell. En effet, s’agit selon l’UE, d’une « décision va à l’encontre d’une tendance générale aux Etats-Unis et dans le monde d’abolir la peine de mort, par la loi ou en pratique« .

Bruxelles rappelle que les 27 s’opposent « fermement à la peine de mort constamment et en toutes circonstances » et qu’elle « continuera à œuvrer pour son abolition universelle« , dénonçant une pratique « cruelle, inhumaine et dégradante, incompatible avec le droit inaliénable à la vie, qui ne représente pas une dissuasion efficace face aux comportements criminels et qui est irréversible« .

L’administration Trump a décidé, il y a près d’un an, de renouer avec la pratique des exécutions fédérales, dont la dernière remonte à 2003. Selon l’AFP, après différents rebondissements, la justice a validé en juin l’usage de pentobarbital, la substance retenue par les autorités pour les injections, et le gouvernement a fixé l’exécution de quatre condamnés aux 13, 15 et 17 juillet, ainsi que le 28 août.

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