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Etats-Unis : la Cour suprême donne le « OK » pour les exécutions de prisonniers

La Cour suprême des Etats-Unis a levé les verrous sur les exécutions fédérales. Les premières exécutions, depuis plusieurs années, peuvent donc reprendre, a rapporté DW.

Selon un rapport de DW, mardi, la Cour suprême des États-Unis a ouvert la voie aux premières exécutions fédérales, depuis 17 ans. La décision de 5 à 4 du tribunal supérieur a annulé une ordonnance d’un tribunal inférieur de reporter les condamnations à mort, en raison des effets possibles du mode d’exécution choisi. « Nous annulons l’injonction préliminaire du tribunal de district, afin que les exécutions puissent se dérouler comme prévu », a jugé la Cour suprême. La décision fait référence à quatre exécutions programmées. Les exécutions ont été suspendues, plus tôt, par la juge de district américaine, Tanya Chutkan, pour permettre des contestations judiciaires des médicaments sélectionnés pour être utilisés dans l’injection létale.

« Le gouvernement a produit ses propres témoignages d’experts concurrents, indiquant que tout œdème pulmonaire ne survient qu’après la mort du prisonnier ou son insensibilité totale », a déclaré la Cour suprême dans une décision non signée, faisant référence à une objection juridique formulée contre l’utilisation éthique d’injection létale. La décision du juge du tribunal de district de reporter la mort d’un ancien suprémaciste blanc, condamné avec un autre homme pour le meurtre d’une famille de trois personnes et pour avoir tenté de fonder une « République populaire aryenne », a déclaré que l’utilisation d’une seule drogue, le pentobarbital, pour effectuer les exécutions pourrait causer «une douleur extrême et des souffrances inutiles» et peut violer une interdiction constitutionnelle de peines cruelles et inhabituelles. Une cour d’appel a confirmé cette ordonnance, avant que la Cour suprême ne l’annule.

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