Ibrahim Boubacar Kéita, président [email protected] du Mali au Burkina Faso

Crise au Mali: la contestation lève le préalable d’une démission du président IBK

Le mouvement de contestation au Mali a revu ses ambitions à la baisse et s’aligne pour un dialogue franc avec le régime du président, IBK. Mercredi, le mouvement a indiqué ne plus faire, de la démission du chef d’Etat, un préalable au dialogue.

Le mouvement M5-RFP a lèvé le préalable d’une démission du président malien avant tout dialogue. Ce faisant, l’Imam Dicko et Cie saisissent la main tendue du président, Ibrahim Boubacar Kéita, pour une sortie de crise dans les prochains jours. Selon un communiqué, lu en conférence de presse, mercredi, à Bamako, la contestation a affirmé son “esprit d’ouverture au dialogue” et la démission du chef de l’Etat ne figure pas dans une liste d’exigences.

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Toutefois, elle priorise, en tête de ces exigences, la dissolution du Parlement et la formation d’un gouvernement de transition, dont le mouvement désignerait le Premier ministre. A défaut, le mouvement “se réserve le droit légitime à la désobéissance civile“, mais pacifique, et appellera à une nouvelle manifestation, le 10 juillet, a précisé Choguel Maïga, figure du mouvement.

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Dans la presse locale, on fait échos de la transmission de ces revendications au locataire du palais de Bamako. Et vu que IBK vient de reconduire le chef de son gouvernement, il ne serait pas non plus facile de le sacrifier, au prétexte de recherche de solution à la crise. Pour l’heure, Boubou Cissé reste aux commandes du gouvernement malien, en attendant la réaction du chef d’Etat.

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