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Bénin – Présidentielle de 2021: Djènontin dénombre 6 obstacles à la transparence du scrutin

A quelques mois de l’élection présidentielle de 2021, les débats se cristallisent sur le principe du parrainage. Mais, selon l’ancien garde des sceaux, Valentin Djènontin, cet aspect n’est que la partie visible de l’iceberg. Plusieurs autres obstacles à la transparence du scrutin sont à examiner.

Pour la sincérité et la transparence de l’élection présidentielle de 2021, la question du parrainage, qui nourrit le débat au sein de l’opinion, n’est que l’arbre qui cache la forêt.

C’est du moins la position de l’honorable Valentin Djènontin, qui invite à dépassionner le débat sur le parrainage, qui, selon lui, n’est qu’un aspect des difficultés, qui entourent l’organisation de cette élection.

En dehors du parrainage, il trouve cinq (5) autres obstacles, qui entraveront la sincérité et la crédibilité du scrutin de 2021. Au titre de ces obstacles, il y a, à son avis, le fichier électoral, la composition de la commission électorale nationale autonome, la HAAC, les lois crisogènes votées et la composition de la cour constitutionnelle.

Les 5 autres obstacles à la transparence de la présidentielle de 2021 

Pour garantir la sincérité du vote et la crédibilité des résultats, qui sortiront des urnes, au lendemain de la présidentielle de 2021, l’ancien député, Valentin Djènontin, indique qu’en dehors du parrainage, le débat doit se faire autour de 5 autres points.

  • Le fichier électoral (Lepi):
    Pour l’ancien ministre, ce fichier a été concocté par la mouvance au pouvoir, sans les yeux inquisiteurs d’un membre de l’opposition. Mieux, il estime que l’actualisation du fichier électoral a été faite, après que  2.500.000 actes de naissance ont été délivrés à des inconnus; « d’où la note de service du MISP ayant autorisé le vote avec d’autres pièces que la carte Lepi. Tout le monde a vu, à une moindre échelle, les conséquences lors des élections communales: vote de mineurs dans le Mono, Couffo et ailleurs sur le territoire national. », fait-il remarquer.
  • La CENA:
    Selon Valentin Djènontin, la Commission électorale nationale autonome (CENA), dont on dispose, actuellement, est monocolore et a révélé sa véritable nature avec les deux dernières élections. « Elle ne garantit plus aucune indépendance ou autonomie. Cette CENA n’inspire plus confiance pour conduire la présidentielle de 2021.« , affirme-t-il.
  • La HAAC:

L’autre institution, mise en indexe par l’ex-secrétaire exécutif national du parti des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), est la Haute autorité de l’audiovisuelle et de la communication (HAAC).

Cette institution, estime-t-il, ne protège nullement l’indépendance de la presse. « La dernière décision relative aux médias en ligne est une annonce du mauvais jeu en préparation pour 2021, pour bâillonner la presse libre et toutes voix discordantes, après la fermeture des radios, télévisions et journaux, qui avaient été jaloux de leur liberté d’opinion. », indique-t-il.

  • L’ancien ministre de Boni yayi milite également pour l’abrogation des lois qu’il qualifie de crisogènes et liberticides. « Pour favoriser le libre mouvement et la libre expression du peuple, mis sous esclavage forcé, il urge d’abroger, de toute urgence, toutes les lois drones, qui empêchent le peuple de respirer et de se mouvoir. », martèle-t-il.
  • La dernière institution qu’il place au banc des accusés est la Cour constitutionnelle, celle-là même, qui reçoit les candidatures, les valide et proclame les résultats définitifs de l’élection présidentielle. « Est-il honnêtement concevable de voir Djogbénou avec les conseillers collaborateurs de Talon, attachés comme un fagot de bois, proclamer élu un autre candidat en dehors de TALON ou de son poulain, même si c’était le véritable choix du peuple?« , s’est-il interrogé.

Face à tous ces obstacles qu’il perçoit, il lance un appel: « Ouvrons notre intelligence pour ne pas nous cramponner à la seule levée du parrainage pour penser vaincre Talon.« , a-t-il conclu.

4 commentaires
  1. Le Democrate dit

    Tu es trop bête comme ton nom agossou l’indique

  2. Ro dit

    Parfois quand on perd le pouvoir, on peut la raison hein. Quand Djenontin aux affaires, c’est pas cette CENA qui était là ? Ou bien c’est un oubli?
    Quand ils étaient aux affaires, c’est l’opposition qui avait nommé la cours constitutionnelle hein? Ou c’est une cour élue ? Des incongruités qu’on chante

  3. Kouton dit

    Nous t’attendons pour venir nous le dire face à face

  4. Aziz dit

    Vraiment Mr le fugitif arrêtez de distraire le peuple. Et attendez des gens ont eu des actes de naissance, des beninois, vos concitoyens, et vous dites qu’ils ont donné des actes de naissance aux inconnus. C’est vraiment dommage, non seulement tu es un fugitif, mais tu es incapable de reconnaître une bonne chose. Voilà qui a été ministre. Du n’importe quoi.

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