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Bénin – Présidentielle 2021: sauter le parrainage n’est pas la solution, selon Azannaï

Le président du parti Restaurer l’Espoir a rompu le silence, ce mercredi 8 juillet 2020, à travers une déclaration dans laquelle il s’est prononcé sur le débat de la suppression du parrainage, afin de permettre la participation de l’opposition à l’élection présidentielle de 2021. Pour Candide Azannaï, sauter le parrainage ne garantit pas la transparence de ces élections.

Dans une déclaration fendue, ce mercredi 8 juillet, le président du parti Restaurer l’Espoir, Candide Azannaï, a donné son avis sur un éventuel projet de suppression du système de parrainage inséré dans le code électoral.

Pour l’ancien ministre de la défense, cette approche de suppression du parrainage « procède de la plus ridicule manipulation« . Selon Candide Azannaï, il est un acte de folie que de penser à une élection dans un contexte de dictature, comme il est totalement absurde de solliciter la générosité des factions politiques d’un ordre despotique pour prétendre prendre part à une élection dans un contexte de déni de l’Etat de droit, de restriction des libertés, de main mise sur tout le fichier électoral et sur toutes les institutions dédiées à la préparation, à l’organisation, à la proclamation des résultats desdites élections.

Pour l’ex-collaborateur du président Patrice Talon, les récits d’actes frauduleux et sanglants des dernières parodies électorales, meurtrières, dites législatives du 28 avril 2019 et l’ignoble cinéma de désignation, le 17 mai 2020, des commis du pouvoir à la tête des collectivités territoriales, en pleine crise sanitaire de la pandémie de la COVID-19, renseignent, à suffisance, sur le rejet arbitraire, par le chef de l’Etat, de toute concurrence électorale en République du Bénin.

À en croire Azannaï, à l’arrivée, la quasi-totalité des institutions de la République et de leurs membres est vassalisée par le pouvoir exécutif. Et en de pareilles circonstances, le seul effet de participer à une élection est de légitimer une dictature, d’avaliser la forfaiture et l’imposture et in fine de réhabiliter un dictateur.
Pour l’homme politique, l’urgence aujourd’hui n’est pas de prendre le chemin, Ô combien risqué d’une quelconque parodie électorale en 2021, qui ne sera qu’un risque de trop en l’état actuel des choses. « Chaque citoyen béninois et l’ensemble des démocrates devraient se convaincre de ce que l’urgence pour la République du Bénin est de rétablir les fondamentaux de la Démocratie« , martèle-t-il dans sa déclaration.
2 commentaires
  1. EFELDÉ dit

    Les bénino-danxomenous sont véritablement un cas d’école.
    Ils ont dit : PRPB n’est pas bon, il faut Soglo, Soglo devenu Vihoutou doit partir, KÉRÉKOU est devenu héros, il faut qu’il revienne et pour dix ans, il faut que ça change et voilà cet illustre inconnu devenu Père Céleste qui vouzaime, puis non, il faut Talon, surtout pas de blanc, criait Vihoutou. Et ZORRO Ali baba arriva.
    Et depuis, les mêmes crient à la démocratie perdue et au banditisme d’Etat.
    Mon voisin qui connaît bien tout ce monde, me dit que c’est l’effet de la CRIET.
    Et que tous ces bandits empêchés sont tous membres d’une même famille. Et il me recommande de ne pas me mêler de leurs chamailleries.
    Mais de constater comment le Bénin avance depuis qu’on aurait perdu la DEMONCRATIE.
    Dieu est Grand, Talon n’est pas PETIT !
    Bonne journée au petit peuple, et même aux démoncrates !

  2. Anonyme dit

    Il rêve

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