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Bénin: partenariat politique suspendu entre Korogoné et Sonon Aligbonon

Après l’échec aux dernières élections communales et municipales, le président d’honneur du Cadre de Concertation des Jeunes Opprimés du Zou (CCJO-ZOU), qui avait scellé un partenariat avec le parti MPL, a décidé de recouvrer son indépendance pour les combats futurs.

C’est à travers une correspondance, en date du mardi 7 juillet 2020, à Bohicon, que Prince Sonon Aligbonon, président d’honneur du Cadre de Concertation des Jeunes Opprimés du Zou (CCJO-ZOU), a annoncé, à son partenaire politique, son intention de se rétracter de son mouvement pour les combats politiques à venir.

« Isaac Newton disait : «Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts». Vous et nous, il y a quelques mois, avions décidé de remettre en cause cette affirmation pour donner un signal fort aux hommes et femmes de notre époque : C’est ainsi qu’est née notre alliance stratégique à la veille des élections communales et municipales de 2020 dans notre pays, le Bénin. », lit-on dans la correspondance envoyée à Sabi Sira Korogoné.

Pour Prince Sonon Aligbonon, la collaboration, bien que brève, entre les deux mouvements politiques, n’est pas sans porter de fruits, et il remercie, d’ailleurs, le président Sabi Sira Korogoné d’avoir pris cette initiative et d’en avoir assumé les conséquences.

Cependant, le pèlerin auprès des 41 « tolêgba » du Bénin estime que les nobles objectifs, qui ont conduit à cette collaboration, n’ont pas été atteints à cause de la faiblesse de l’organisation interne au mouvement. « En tant que leaders, nous devons avoir l’humilité de reconnaître que nos fragilités découlent de notre niveau d’organisation. Si nous n’y pensons pas, sérieusement, il sera vain de continuer à espérer réaliser nos objectifs« , indique-t-il dans sa correspondance.

En attendant que les faiblesses d’une organisation interne, au mouvement populaire de libération, soient corrigées, le président d’honneur du Cadre de Concertation des Jeunes Opprimés du Zou (CCJO-ZOU) décide de prendre ses responsabilités, en ces moments décisifs, qui préparent à de grandes échéances. « De façon officielle, je voudrais vous prier d’accepter mon recul vis-à-vis du MPL, afin de prendre le temps de la réflexion constructive, pragmatique, et éclairée.« , indique-t-il dans sa correspondance.

Il rassure son désormais ex-partenaire politique que, malgré cette distance, il reste disposé à tout échange, visant la consolidation de la démocratie béninoise.  » Vous et nous, savons que, divisés, nous sommes vulnérables. C’est pourquoi, au-delà de mes nouvelles orientations, je voudrais vous rassurer de mon ouverture d’esprit et de ma disponibilité à contribuer à toutes réflexions, allant dans le sens de la consolidation de la démocratie et de l’État de droit.« , a-t-il indiqué.

Retour sur l’adhésion de Sonon Aligbonon au MPL

A quelques mois des élections communales et municipales du 17 mai 2020, le parti Mouvement populaire pour la libération (MPL) de Sira Korogoné continue de rallier, à sa cause, de jeunes leaders politiques.

C’est ainsi que, le dimanche 23 février 2020, à Bohicon, devant des dignitaires de la tradition, des amis et sympathisants, le président d’honneur du Cadre de Concertation des Jeunes Opprimés du Zou (CCJO-ZOU) a officialisé son partenariat politique avec le mouvement populaire de libération (MPL) de Sabi Sira Korogoné.

Pour le nouvel adhérant au parti MPL, le régime actuel a trahi tous les espoirs mis en lui. La solution, indique-t-il, c’est un changement de paradigme, qui impose de passer du combat par dénonciation à une véritable organisation pour inverser les choses; tel est le mobile qui sous-tend cette démarche politique de Prince Sonon Aligbonon.

Pour faire le combat, il a décidé de faire porter sa candidature aux élections communales et municipales par le parti Mouvement populaire pour la libération (MPL).

En faisant l’option du MPL avec ses partisans, Prince Sonon Aligbonon est bien conscient que la tâche ne sera pas facile. Mais il estime qu’avec de la cohésion et de l’organisation, ils pourront venir à bout des prédateurs de leurs conquêtes démocratiques. C’est pourquoi, il prévient ses militants que « divisés, nous sommes vulnérables; comprenons donc que nous devons grandir d’esprit, et organiser méthodiquement la reconquête de nos territoires ». 

Malheureusement, l’aventure n’aura pas été concluante. Le dossier des candidats, portés par le Mouvement populaire de libération (MPL), fut recalé au niveau de la Commission électorale nationale autonome (CENA).

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