Bénin: l’espérance de Joel Aïvo sur la renaissance de la justice

Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la justice, le constitutionnaliste Joël Aïvo s’est fendu d’une tribune sur sa Page Facebook, où il exprime son espérance de voir se rétablir la justice dans nos pays pour une société plus juste et plus tolérante.

Le 17 Juillet, le monde entier célèbre la journée internationale de justice. C’est en cette occasion que l’ex doyen de la faculté de droit et sciences politiques à travers une publication sur sa Page Facebook exprime sa foi en la justice.

« Nous célébrons ce 17 juillet la Journée mondiale de la justice internationale. Cette célébration ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt, car la justice est toujours à ancrer dans le quotidien des citoyens. » indique l’agrégé de droit dans sa publication.

Selon lui, c’est ce besoin de justice au quotidien qui fait que dans l’histoire de tant de peuples, la justice a été acquise de haute lutte et au prix de lourds sacrifices consentis par des générations entières. « C’est donc par reconnaissance pour ces sacrifices, mais c’est aussi par respect pour nous-mêmes et par souci de léguer aux générations futures des sociétés justes et tolérantes, que nous devons avoir le courage de réprouver l’injustice et de revendiquer la justice. » affirme-t-il dans sa publication.

Un état des lieux déplorable, mais l’espoir est permis

La situation actuelle de la justice dans beaucoup de pays n’est pas encourageante, la justice semble être en agonie. A en croire le constitutionnaliste, ces mots sont peut-être forts, mais cette force est le triste reflet de l’injustice, qui s’administre avec une rare violence institutionnelle.
A l’en croire, la situation, à l’échelle de l’Afrique, illustre bien cet état des lieux. « L’on pense en l’occurrence à ce que sont finalement devenus la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la magistrature, les libertés fondamentales, le pluralisme politique… », se préoccupe-t-il.
Pour lui, en dépit des textes, ici et ailleurs, traques, procès expéditifs, inculpations, condamnations et exils d’opposants sont légion. Malheureusement, constate-t-il, l’instrumentalisation de la justice, à des fins politiques, se poursuit devant nous. « Face à cette situation, c’est, mus par l’espérance et guidés par un esprit neuf de conquête, que nous devons remettre, avec clarté et fermeté, la justice au cœur de notre engagement et au service de l’intérêt général et de la dignité des citoyens. », lit-on dans la publication.
Aussi, profitant de cette Journée mondiale de la justice internationale, c’est le constitutionnaliste, mais, aussi et avant tout, le citoyen viscéralement attaché à la liberté et à la dignité humaine qui prend position et proclame, « malgré les épreuves, sa foi en la justice ».
« Je porte au cœur l’espérance vigoureuse de ce rétablissement rapide de la justice pour tous ceux qui sont dans la souffrance, pour toutes les victimes d’une justice pervertie, gangrenée, dégradée. J’ai en ce sens, depuis le début de ce message, une pensée particulière et profondément solidaire pour mes compatriotes et pour mes frères africains en quête de justice et d’État de droit. », affirme-t-il.
1 commentaire
  1. Dine le Président dit

    Ce n’est qu’une des vœux pieux de propagande présidentielle. La justice en tant que forme qui rétablit l’égalité des droits fondamentaux n’existe nulle part au monde.

    Il n’y a que les rapports de force qui existent et s’imposent au gré des intérêts des uns et des autres.

    Les promesses de campagne n’engagent que ceux qui y croient selon Adrien HOUNGBEDJI.

    À bon entendeur SALUT.

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