Bénin – Gestion des carrières de sable: la CRIET aux trousses de certains responsables

Le comité interministériel de suivi de la gestion des carrières de sable est au cœur, depuis quelques jours, d’une grosse polémique. Selon des sources proches du dossier, les responsables de ce comité de suivi sont soupçonnés de mauvaise gestion.

Une odeur de mauvaise gestion se fait sentir depuis un moment au sein du comité de suivi de la gestion des carrières de sable. Selon le “Potentiel” qui a publié l’article, le président dudit comité serait écouté le 23 Juillet 2020 par la Brigade économique et financière dans le cadre du dossier puis gardé à vue.

Le mardi 28 Juillet, il a fait l’objet d’une audition par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) qui a décerné contre lui un mandat de dépôt qui le fait séjourner à la prison civile de Missérété.

Il est reproché aux responsables du comité de suivi, une mauvaise gestion des carrières de sable dans la commune d’Abomey-Calavi. Il s’agit notamment de la distraction des ressources indûment perçues sur les sites de carrières de sable.

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme qui a pris le dossier en main a diligenté une enquête pour faire la lumière autour de ce dossier qui sent fortement l’odeur de malversation financière.

Le comité interministériel, un instrument de relance des carrières de sable

Constitué des cadres du ministère du cadre de vie, les cadres du ministère des mines et des cadres de l’agence béninoise de l’environnement (Abe), le comité interministériel de suivi des carrières de sable a été mis en place par le gouvernement de la rupture pour relancer l’exploitation du sable lagunaire dans un contexte où l’exploitation du sable marin avait été interdite et que le secteur était en crise.

Le rôle du comité interministériel est de contraindre les promoteurs des sites d’exploitation de sable à respecter les engagements notamment en ce qui concerne l’entretien des voies d’accès qui desservent les carrières de sable mais aussi utilisées par les populations; la réalisation des infrastructures socio-communautaires dans les zones abritant les carrières de sable ; le respect des normes d’exploitation de sable suivant les profondeurs définies.

En dehors des cadres des ministères supra, le comité de suivi des carrières de sable est également constitué des responsables des associations de développement, le syndicat des transporteurs de sable lagunaire et les promoteurs des sites d’exploitation de sable. Il est présidé par le sieur Claude Agbado issu des associations de développement. L’enquête spéciale diligentée par la cour spéciale permettra d’éclaircir le dossier et de situer les responsabilités.

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