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Bénin – Feux tricolores à Cotonou: le Maire Luc Atrokpo en opération de charme

A Cotonou, la plupart des feux tricolores ne fonctionnent pas. La bonne maintenance de ces équipements essentiels pour la régulation du trafic routier n’a jamais été une priorité pour l’administration municipale. Mais, depuis quelques jours, une lueur d’espoir s’est annoncée.

La ville de Cotonou, vitrine du Bénin, a toujours été caractérisée par ses feux tricolores non fonctionnels. Ces feux de signalisation sont régulièrement remplacés par les agents de la police républicaine pour répartir le temps de passage de chaque voie au niveau d’une intersection. Ceci avec les limites de l’homme pour gérer le trafic, surtout en saison pluvieuse. Les usagers de la ville-commune côtoient ainsi, tous les jours, la mort à certains carrefours, malgré la présence des ces feux tricolores, devenus « objet d’art ».

Si la maintenance de ces signalisations n’a jamais été une priorité pour les différentes administrations municipales, qui se sont succédées, un nouveau constat se fait observer, depuis quelques jours, sur les carrefours où ces panneaux sont installés. Des techniciens à l’oeuvre procèdent à des remplacements ou réparation des ces « objet d’art » pour les remettre à leur fonction de départ: celle de la régulation du trafic routier.

Une opération de charme du nouveau Maire Luc Atrokpo ?

Si jusqu’à présent, traverser un carrefour, surtout aux heures de pointe, est devenu un véritable calvaire pour la population de Cotonou, la réparation de ces feux de signalisation serait un « ouf de soulagement » pour plus d’uns. Mais la réelle inquiétude demeure la gestion à long terme de la maintenance de ces équipements essentiels pour la régulation du trafic routier, particulièrement en zone urbaine.

En effet, tout porte à croire que les réparations, sous les Maires précédents, sont faites à l’approche du 1er aout, ou des fêtes de fin d’année, ou encore des échéances électorales. La vie des usagers, selon les Maires précédents, est ainsi à préserver uniquement pour des occasions ponctuelles. Piétons, motocyclistes et automobilistes sont ainsi laissés, chacun au « sauve-qui-peut ».  Les uns, faisant preuve de frayeur et/ou de civisme se laissent haranguer par les autres, plus audacieux avec une monopole de l’incivisme. D’où les accidents et chocs mortels, les insultes et autres grossièretés des « zémidjans », à certains carrefours de Cotonou.

Sommes-nous à la fin du calvaire pour traverser les intercessions des carrefours de Cotonou, ou c’est le « replay » habituel des fêtes de l’indépendance ? Cette maintenance sera-t-elle continuelle ou c’est  simplement une opération de charme du nouveau Maire, Luc Atrokpo ? Difficile de croire aux actions des politiciens.

Comme le dit un proverbe fon, « Dan ɖu we nu a mɔ vɔn ɔ a na si », [ en français, « le chat échaudé craint l’eau froide »].

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