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Bénin – Cotonou: le chef du quartier Finangnon devant la brigade criminelle ce jeudi

Monsieur Gratien Zanhounkpévi, le chef du quartier Finangnon, dans la Commune de Cotonou, traîne toujours le dossier de reprofilage de voies dans lequel un groupe de conseillers du 1er arrondissement a porté plainte devant la brigade économique et financière pour détournement de fonds public.

Le chef du premier arrondissement de Cotonou, Arlette Saizonou Bello, et le chef du quartier Finagnon, Gratien Zanhounkpévi, seront, ce jeudi 16 juillet 2020, devant la brigade criminelle, dans le cadre d’un dossier de détournement de deniers publics.

Ils avaient été déjà écouté, courant le mois d’avril 2020, avec sept autres personnes. L’affaire a, en effet, commencé, lorsqu’un groupe de conseillers du 1er Arrondissement de Cotonou a porté plainte devant la brigade criminelle contre le chef-quartier pour détournement de fonds public, destinés au reprofilage des voies.

Il s’agit d’un fonds estimé à 6.901.400 francs CFA. Tout est parti d’une réunion des conseillers locaux de ce quartier, tenue le 04 novembre 2019, au siège du 1er arrondissement, en présence du chef de l’arrondissement, Mme Arlette Saïzonou Béllo, et des sages de la localité.

A l’issue des discussions, il est ressorti, selon le procès verbal de la séance, que le chef du quartier Finagnon détiendrait indûment le montant supra. Cette somme, selon les conseillers, était destinée à implanter des barrières et réguler la circulation des camions poids-lourds dans deux quartiers de l’arrondissement.

L’implantation de ces barrières avait pour objectif de mobiliser des ressources pour servir au reprofilage des voies de circulation de ces deux quartiers. Mais le chef quartier de Finagnon a fait cavalier seul dans la gestion de ce fonds. L’usage, qui est fait des ressources, générées par l’installation des barrières, reste inconnu aux autres conseillers. Un comportement qui n’a pas été du goût des conseillers, qui ont porté plainte.

Selon des indiscrétions, de nouveaux éléments de preuves se sont ajoutés au dossier. Ces nouvelles preuves peuvent entraîner les deux autorités locales devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).

Le cas du CA Arlette Saïzonou Bello

Les sommes récoltées de ces barrières devraient servir à financer le reprofilage des voies d’accès, et leur gestion a été confiée au chef-quartier, Gratien Zanhounkpévi.

Le chef du premier d’arrondissement, Arlette Säzonou Bello, quant à elle, avait reconnu avoir reçu, des mains de M. Zanhounkpévi, une certaine somme, mais elle n’en a produit aucune pièce justificative.

Face aux deux autorités locales, les conseillers du premier arrondissement de Cotonou ne demandent qu’une seule chose: que la gestion qui est faite de ces fonds soit justifiée.

C’est dans cette perspective qu’ ils ont porté plainte contre M. Zanhounkpévi pour que ” lumière  soit faite sur ce soupçon de détournement de fonds publics par le chef-quartier Finagnon. Ils ont également saisi la préfecture du Littoral et la mairie de Cotonou. Une pétition a été organisée dans les deux quartiers pour voir clair dans cette affaire.

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