Bénin: 7 ans de réclusion criminelle dans le 1er dossier criminel au TPI d’Abomey-Calavi

Ouverte ce lundi 27 Juillet 2020, la première session criminelle 2020 du tribunal de première instance de deuxième classe d’Abomey Calavi a connu le même jour son premier dossier. Ce premier dossier relatif aux coups et blessures volontaires a conduit à la condamnation de l’accusé à 7 ans de réclusion criminelle.

Le premier dossier inscrit au rôle de la première session criminelle du tribunal de première instance de deuxième classe d’Abomey-Calavi a connu son aboutissement ce lundi 27 Juillet 2020.

L’accusé reconnu coupable des faits de coups et blessures volontaires a écopé d’une peine de 7 ans de réclusion criminelle et le payement d’une amende de huit millions de francs CFA en réparation du préjudice subi par la victime qui a perdu la vie sous l’effet des coups reçus.

Retour sur les faits

Les faits de la cause remonte à mai 2015. Ce jour, dans les environs de 18 heures, une dispute a éclaté entre la victime et son agresseur. La victime qui a perdu son téléphone portable quelques jours plutôt soupçonnerait sa voisine de vol. Dans le feu de la dispute, la victime soupçonnée de vol a versé de la soude caustique qui lui sert de solution pour préparer du savon au visage de sa victime. Un acte qu’il a fait suivi de coups.

Interpellée et mis en détention provisoire en Décembre 2015, l’accusée a reconnu les faits à tous les niveaux de la procédure mais a nié l’intention criminelle derrière son acte qu’elle met plutôt sous l’influence d’une force mystique.

La réquisition du ministère public, la plaidoirie de la défense

Dans son réquisitoire, le ministère public représenté par Me Aubert Kodjo a indiqué que l’enquête de moralité plaide pour l’accusée. Mais invite la cour à faire appliquer la loi car justice doit être faite. Les éléments légal, matériel et intentionnel étant constitués, le représentant de l’Etat a estimé que l’acte posé par l’accusée est constitutif d’une infraction prévue à l’article 709 du Code pénal.

Selon lui, l’intention criminelle se déduit de l’impassibilité de l’accusée devant la douleur de la victime. Il suffit de mesurer l’ampleur des sévices que l’accusée a infligés à la victime. Il a pour finir requis 8 ans de réclusion criminelle et a invité le tribunal à recevoir la constitution de partie civile et à condamner l’accusée à verser les dommages-intérêts.

La défense assurée par Brice Zinzindohoué, ne fait pas la même lecture que le ministère public. Il a basé sa plaidoirie sur l’enquête de moralité qui selon lui traduit toute la sociabilité de l’accusée.  Pour l’avocat, l’accusée a suffisamment déjà payé pour sa bêtise. Bien qu’il reconnait que ne pas la punir serait un mauvais message pour la société, il demande à la cour de ramener sa peine au temps déjà passé en détention.

Mais dans sa décision, la cour la condamne à 7 ans de réclusion criminelle. Elle retourne donc dans sa cellule pour deux ans encore avant de retrouver sa liberté.

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