Racisme et violence policière : 20 000 manifestants dans les rues de Paris pour réclamer justice

Des affrontements ont éclaté, mardi soir, à Paris, entre la police et les manifestants, après qu’environ 20 000 personnes ont défié l’interdiction de se rassembler à propos de la mort, en 2016, d’un Noir en garde à vue. Ce mouvement d’humeur, dans la capitale française, est galvanisé par les manifestations américaines contre le racisme et les violences policières, rapporte The Guardian.

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Les manifestants ont utilisé des slogans du mouvement de protestation américain pour appeler à la justice pour Adama Traoré, dont la mort, il y a quatre ans, a été une cause de ralliement contre les violences policières en France. La manifestation, qui est intervenue après la publication de deux rapports médicaux différents sur la cause de la mort de Traoré, avait été interdite par la police, citant une interdiction de coronavirus sur les rassemblements de plus de 10 personnes. La manifestation a commencé en fin d’après-midi devant le tribunal du nord de Paris, avant que des projectiles ne soient lancés et que la police n’utilise de gaz lacrymogène pour disperser la foule, ont rapporté des journalistes de l’AFP.

Des affrontements sporadiques ont éclaté près du périphérique principal de la ville, avec des pierres lancées contre la police, qui a riposté en tirant des balles en caoutchouc. Certains manifestants ont brûlé des poubelles, des vélos et des scooters pour installer des barricades enflammées dans les rues. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a répondu que «la violence n’a pas sa place dans une démocratie». « Rien ne justifie le comportement qui a eu lieu à Paris ce soir, lorsque les manifestations dans les rues publiques sont interdites pour protéger la santé de tous », a-t-il tweeté. De nombreux manifestants se sont inspirés du mouvement de protestation, qui fait rage à travers les États-Unis, à la suite du meurtre, par la police, la semaine dernière, de George Floyd, un homme noir non armé, brandissant des slogans en anglais, tels que «Black Lives Matter» et «Je ne peux pas respirer».

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