Lutte contre le Coronavirus au Bénin : Quid de la tradithérapie ?

La courbe des cas confirmés de Covid-19, au Bénin, continue d’être ascendante; une augmentation qui inquiète plus d’un, alors même que le pic de l’épidémie ne serait pas encore atteint, selon des spécialistes.

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A la date du 29 juin 2020, le tableau sanitaire lié à la Covid-19 au Bénin indique un total de 1 199 cas confirmés, avec 845 personnes sous traitement, 333 personnes guéries et 21 décès. Selon le ministère béninois de la santé, les cas sous traitement sont sous le protocole sanitaire de l’hydroxychroroquine.

C’est en effet, un traitement homologué par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Même si ce protocole fait débat dans le monde entier, quant à son efficacité, des dirigeants continuent de l’expérimenter sur des sujets testés positifs à la Covid-19. A l’interne, en dehors de la sensibilisation et la communication sur les gestes barrières contre ce virus mortel, les scientifiques peinent à trouver une solution à l’issu de leurs recherches et travaux de laboratoire.

ANSALB à la quête d’un protocole sanitaire local

Au cours d’une séance spéciale, ce vendredi 26 juin, sous l’égide de la présidence de la République et du ministère béninois des enseignements supérieurs et de la recherche scientifique, l’Académie Nationale des Sciences, Arts et Lettres du Bénin (ANSALB) a passé en revue les efforts scientifiques en cours pour endiguer la propagation du coronavirus.

Donc, à la date de ce 26 juin, les chercheurs béninois n’ont pas encore développé ni un médicament curatif, ni entamer un remède pouvant lutter cliniquement contre la Covid-19. « Il est souhaité, pour juguler la crise sanitaire liée à la Covid-19, une parfaite synergie entre la tradithérapie et la médecine moderne », ont unanimement souhaité les participants à cette séance explicative. Et pour le professeur Achille Massougbodji, membre de l’ANSALB et porte-parole de la cellule spéciale Covid 19, cette synergie d’actions devrait permettre une maîtrise de la pandémie au Bénin.

A l’image de Madagascar !

« Le Bénin regorge beaucoup plus de talents scientifiques plus qu’on pouvait l’imaginer. Nous pouvons obtenir notre salut de cette médecine traditionnelle », a affirmé Romaric Agossou, doctorant à l’université d’Abomey-Calavi. Tout comme ce chercheur, nombre de Béninois pensent que le remède efficace résiderait dans la médecine traditionnelle.

Le Covid organic malgache fait son petit chemin avec des prouesses constamment vantées par les autorités à haut niveau du pays. Et malgré donc l’avis défavorable de l’Oms sur ce remède, à base d’artémésia, les autorités sanitaires malgaches continuent leur protocole sanitaire avec Covid organic.

Dans d’autres pays d’Afrique, les feuilles de neem et des décoctions à bases des plantes médicinales locales semblent soulager, annoncent les autorités de ces pays, les patients de la covid-19. A côté de l’idée populaire avec des moyens peu recommandés pour la cause, il urge que les scientifiques s’appuient sur cette médecine traditionnelle africaine et béninoise si riche pour « sauver les Africains et le monde ».

Dans la foulée et au cours de la séance de l’ANSALB, le chercheur béninois, Valentin Agoun, est intervenu pour faire le point des avancées sur son médicament, Apivirine, un antibactérien proposé également dans la lutte contre la Covid 19. L’évolution des essais cliniques permettra, soutient le promoteur, de synthétiser la formule au laboratoire pour une production de masse, aux fins de soulager des populations.

Mais, malgré ces nombreux efforts, le Bénin n’a toujours pas entamé son protocole sanitaire, même en essai, avec le médicament de ce chercheur béninois, ni avec une solution locale. Au même moment, nombre de thérapeutes soutiennent « que le salut se trouve dans la tradithérapie ».

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